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Nouvelles parutions

Methodological Approaches to Societies in Transformation : How to Make Sense of Change
Yasmine Berriane, Annuska Derks, Aymon Kreil, Dorothea Lüddeckens (dir.)
Palgrave Macmillan, 2021, 282 p. ISBN 978-3-030-65066-7
This open access book provides methodological devices and analytical frameworks for the study of societies in transformation. It explores a central paradox in the study of change : making sense of change requires long-term perspectives on societal transformations and on the different ways people experience social change, whereas the research carried out to study change is necessarily limited to a relatively short space of time. This volume offers a range of methodological responses to this challenge by paying attention to the complex entanglement of qualitative research and the metanarratives generally used to account for change. Each chapter is based on a concrete case study from different parts of the world and tackles a diversity of topics, analytical approaches, and data collection methods. The contributors’ innovative solutions provide valuable tools and techniques for all those interested in the study of change.


Au bureau de la revue. Une histoire de la publication scientifique (XIXe-XXe siècle)
Valérie Tesnière
Paris, EHESS, coll. « En temps et lieux », 2021, 412 p., ISBN : 978-2-7132-2880-3.
Entre histoire des sciences et histoire de l’édition, Valérie Tesnière retrace une histoire de la publication scientifique et des ressorts du travail intellectuel, de la fin du XVIIIe siècle aux mutations numériques d’aujourd’hui. « Au bureau de la revue » est une adresse figurant sur les revues savantes au XIXe siècle, qui désigne aussi bien la rédaction scientifique que le lieu de diffusion. Le livre interroge le collectif qui se trouve derrière cette expression, ses aspirations et les tensions qui le traversent. 
La revue suscite un large engouement au lendemain de la Révolution française : la vie scientifique se structure désormais autour de la publication. Élément central de la science en construction, la revue traduit le mouvement de la recherche comme sa dimension collective. Auteurs et éditeurs s’allient pour renforcer la diffusion de ce qui devient le support privilégié des échanges du monde académique, donnant naissance à une nouvelle économie de la connaissance. Centré sur l’exemple de la production française éclairé par le contexte international, Au bureau de la revue approfondit les rôles des différents acteurs de la chaîne de publication ainsi que les fonctions et les formes éditoriales des publications, actuellement bousculées par le numérique.


Quantifier l’égalité au travail. Outils politiques, enjeux scientifiques
Blanchard Soline, Pochic Sophie (dir.), [post-face d’Emmanuel Didier]
Presses Universitaires de Rennes, 2021. ISBN 978-2-7535-8152-4
La production de chiffres est au cœur des mobilisations féministes et des politiques du genre, que l’on pense aux quotas de femmes, aux indicateurs sexués, aux procès pour discriminations, au gender budgeting ou au décompte des féminicides. Vecteur potentiel d’une prise de conscience de l’existence de situations injustes et inacceptables, elle génère aussi des controverses sur ce qui doit être compté comme sur la façon de compter.
Les écarts de salaire entre femmes et hommes en sont l’illustration parfaite : suivant les modes de calcul, on passe ainsi de 25% à 9%. Pourtant, les enjeux de pouvoir et de savoir soulevés par de tels outils restent souvent dans l’ombre. Centré sur la sphère du travail, cet ouvrage vise à combler ce manque avec un double objectif : montrer comment la sociologie de la quantification permet de penser de manière critique les politiques publiques d’égalité et les stratégies des organisations s’appuyant sur des nombres et des indicateurs ; analyser le cadrage de l’égalité professionnelle et salariale qui se cache derrière les chiffres pour en révéler les jeux et enjeux politiques.
Il s’appuie sur des enquêtes approfondies en sciences sociales (sociologie, science politique, gestion, économie et droit) et des témoignages, en se nourrissant de la comparaison internationale (Angleterre, Danemark, Suède et Québec).


Les soins primaires en question(s)
Yann Bourgueil, Aline Ramond-Roquin, François-Xavier Schweyer
2021. Presses de l’EHESP. 120 p. ISBN 978-2-8109-0882-0
L’organisation des soins primaires est au cœur des réformes actuelles des systèmes de santé. Souvent assimilés aux « soins de proximité » ou « de premier recours », les soins primaires concernent à la fois les soins, les acteurs et l’approche territoriale et populationnelle de la santé.
Au fil de 10 questions que tout un chacun peut se poser, les auteurs détaillent l’usage récent de cette notion, les enjeux politiques qu’elle sous-tend, l’organisation territoriale de l’offre de soins primaires, le rôle des patients, les impératifs de formation et de recherche, les exemples d’autres pays, les perspectives…
Ce livre offre aux professionnels de santé et du social les clés pour décrypter leur environnement, permet aux cadres de l’administration de la santé, mais aussi aux citoyens et élus de comprendre les enjeux des réformes et le rôle qu’ils peuvent y jouer, et fait découvrir aux étudiants l’importance d’une approche globale et pluriprofessionnelle des questions de santé.


Quantitative Marbling, New Conceptual Tools for the Socio-history of Quantification
Emmanuel Didier
2021. Anton Wilhelm Amo Lectures n°7, Martin-Luther-Universitat Halle-Wittenberg Press (en ligne)
La socio-histoire de la quantification n’est pas un simple sous-domaine des études scientifiques et technologiques. Au contraire, il peut fournir des outils pour enquêter sur un large éventail de situations sociales dans une perspective nouvelle et intéressante. Nous commençons par fournir une nouvelle définition de la quantification. Ensuite, nous examinons la façon dont les nombres imprègnent la société jusqu’à son noyau, formant de riches veines de données pour la recherche en sciences sociales. De ce processus, appelé ici « marbrure quantitative », trois catégories distinctes émergent : les veines de données produites par les gouvernements, celles produites par les militants sociaux (souvent contestant les premières) et enfin celles produites par les réseaux mondiaux non gouvernementaux. Nous concluons en suggérant que les processus sociaux visant à libérer certains agrégats sociaux de l’analyse quantitative méritent également l’attention.


Le genre au travail. Recherches féministes et luttes de femmes
Nathalie Lapeyre, Jacqueline Laufer, Séverine Lemière, Sophie Pochic, Rachel Silvera
2021. Paris, Syllepse, 344 p. ISBN 978-2-84950-854-1
29,6 millions de personnes actives en France, dont plus de 14 millions sont des femmes. Elles n’ont jamais été autant diplômées et autant présentes dans toutes les catégories professionnelles. Et pourtant, les inégalités de genre sur le marché du travail persistent et se renouvellent.
L’enjeu de cet ouvrage est de faire dialoguer la recherche sur le genre au travail et les mouvements revendicatifs de femmes, notamment féministes et syndicalistes.
La décennie 2010 a été celle du renouveau des luttes sociales et écologistes, où les femmes ont fait entendre leurs voix. Au sein du « printemps arabe », des « Gilets jaunes », contre les fermetures d’usines, qu’elles travaillent dans les services publics ou privés (maisons de retraite, hôpitaux, écoles, commerce, nettoyage), toutes se sont mobilisées pour dénoncer leurs conditions de travail, de salaire et d’emploi ou la réforme des retraites.
Ici, une quarantaine d’auteures, chercheuses et militantes reviennent sur ces luttes et interrogent les effets des politiques d’égalité professionnelle, les enjeux genrés de l’espace numérique ou encore les conséquences professionnelles des violences conjugales.
Interrompues par la crise sanitaire et le confinement, les mobilisations n’ont pas pour autant quitté le terrain médiatique. Au contraire, ce fut l’occasion inattendue de rendre visibles la présence des femmes dans les métiers essentiels, la pénibilité et le manque de valorisation de leurs emplois


Marcel Mauss, Sociologie, psychologie, physiologie
Textes réunis et présentés par Astrid Chevance, Julien Clément et Florence Weber
2021. PUF, collection "Quadrige", 256 p. ISBN 978-2-13-059529-8
L’ouvrage regroupe cinq textes majeurs de Marcel Mauss, rédigés entre 1921 et 1938, qui explorent la possibilité d’une coopération entre psychologie et sociologie à partir de l’analyse précise d’une documentation ethnographique et historique. Depuis l’expression obligatoire des sentiments dans les cérémonies funéraires australiennes jusqu’à l’histoire de la notion de personne comme catégorie de l’esprit humain, en passant par l’étude du rapport des individus à l’avenir dans différents contextes socio-historiques et par la genèse sociale des relations de hiérarchie et de rivalité, Mauss a tenté de construire avec les psychologues et les anthropologues de son temps, généralement formés en médecine, un modèle de l’homme bio-psycho-social avant de se tourner vers la psychologie historique et l’histoire des techniques. Cet ouvrage montre l’apport décisif de Marcel Mauss à la psychologie sociale.


Analyse textuelle des médias de 2019. Les Gilets jaunes, la Chine, l’Iran & Trump
Karl van Meter & Waner
2021. L’Harmattan, 172 pages, ISBN : 978-2-343-20930-2
Analyse textuelle des médias de 2019 utilise la méthode d’analyse textuelle par co-occurrences de mots-clés, qui est appliquée à l’analyse d’une vaste base de données de textes provenant de grands médias portant sur l’international. Plusieurs milliers de textes de médias de 2019, classés par mois, sont analysés avec notre méthode spécifique, afin de dégager les thèmes ou clusters cohérents, ainsi que les exemples les plus révélateurs. Au terme de chaque chapitre, un diagramme stratégique montre de quelle manière ces clusters se sont articulés, et permet de suivre l’évolution de certains thèmes au cours de l’année, tels que les Gilets jaunes, la Chine, l’Iran et Trump.


Share the Wealth : How to End Rentier Capitalism
Philippe Askenazy
2021. Barnes & Noble. 208 p. ISBN 9781788739375
A new perspective on the neoliberal world through the prism of rents and rentiers
How can we reduce inequalities ? How can we make work get better recognition and better pay ?
Philippe Askenazy in this new book shows that the current share of wealth is far from natural ; it results from rising rents and their capture by the actors best endowed in the economic game. In this race for rents, the world of work is the big loser : while many workers feed capital rents by increased productivity and worsened working conditions, they are stigmatized as unproductive and their earnings stagnate. By proposing a new description of the capital-work relationship, calling for a remobilization of the world of work, and particularly poorly paid employees, Askenazy shows that there is a more radical alternative to neoliberalism beyond simply redistribution.


Ce qu’un patron peut faire. Une sociologie politique des patronats
Michel Offerlé
2021. Gallimard, Collection NRF Essais
528 pages. ISBN : 9782072849923
Michel Offerlé pose la question, plus complexe qu’il n’y paraît, de ce qu’un patron peut faire. De quelle manière les chefs d’entreprise contribuent-ils, par leurs pratiques économiques et politiques, à la pérennisation et à la transformation d’un système qu’ils habitent et qu’ils servent ?
Il est question ici des patrons dans toutes les acceptions du terme (les petits, les grands, les moyens, les hauts), les artisans, les chefs d’entreprise, les entrepreneurs, les managers, les dirigeants.
Il est question ici de politique dans tous les sens du terme. Car les patrons, directement ou indirectement, interviennent en politique : ils contribuent à la construction des problèmes publics, concourent à la « vie de la Cité », votent, agissent par leurs défections et par leurs mobilisations — feutrées ou sonores —, ou imaginent d’autres manières de produire ou de diriger ( l’« entrepreneuriat engagé ») ; voire, pour certains d’entre eux, participent à la conquête et à l’exercice du pouvoir avec leur culture de « manager ».
Pour comprendre ce qu’un patron peut faire, ce qu’il peut faire faire ou peut laisser faire, voire ce qu’il ne veut pas faire, Michel Offerlé s’est appuyé sur plusieurs centaines d’entretiens réalisés en atelier de recherche ces dix dernières années et sur soixante-dix entretiens originaux qui ont toujours porté sur le parcours biographique de l’interviewé, la direction de son entreprise, son rapport à la politique et aux hommes politiques et ses pratiques de l’engagement.
À partir de cet éclairage original l’auteur met aussi en perspective les stratégies patronales durant l’actuelle pandémie.