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Imbrication des rapports sociaux : genre, classe, race (GCR)

Dirigé par Laure Bereni (laure.bereni@ens.fr) et Amélie Le Renard (amelie.lerenard@gmail.com)

Cet axe prolonge et réoriente des recherches développées au sein du Centre Maurice Halbwachs depuis plusieurs années. Le CMH est marqué par une tradition d’analyse des classes sociales et de la stratification et parallèlement par un développement des perspectives de genre. L’objectif de l’axe est de faire fructifier ces deux dimensions en les articulant, et d’ouvrir une réflexion plus large, à la fois sur la construction des catégories d’analyse de ces hiérarchies sociales et sur l’imbrication des rapports sociaux. L’attention particulière accordée aux processus de racialisation et aux rapports sociaux de race correspond à une thématique émergente forte au cours des dernières années. S’intéresser aux rapports sociaux de genre et de race, en les articulant aux positions sociales et rapport de classe, permet d’approfondir la dénaturalisation des distinctions et des hiérarchies qui est au fondement de la démarche des sciences sociales. Au-delà de ce triptyque, cet axe est ouvert à toute réflexion sur l’imbrication de rapports de pouvoir multiples (sexualité, âge/génération, validocentrisme/handicap, nation/nationalité…), dans une pluralité de sphères de la vie sociale et de contextes.
Cet axe est structuré autour de deux ordres de questionnement. Un premier porte sur la construction des catégories d’analyse des rapports sociaux, à travers trois dimensions : une perspective épistémologique s’intéresse à l’historicité différente de ces catégories d’analyse dans la littérature de sciences humaines et sociales, et à leurs usages savants ; un autre ensemble d’interrogations consiste à explorer les stratégies d’enquête adaptées pour analyser ces rapports sociaux et leurs imbrications : la multiplicité des approches méthodologiques (archives, ethnographie, approches quantitatives…) constitue à cet égard un point fort de l’axe ; enfin, cette exploration des catégories inclut une analyse de leur circulation et de leur transformation d’une sphère sociale à une autre.
Le deuxième ordre de questionnement porte sur les objets d’enquête permettant de mettre en lumière l’articulation des rapports sociaux. Les membres de l’axe travaillent dans des contextes variés et avec un regard comparatif (France, Argentine, Maroc, Grande-Bretagne, États-Unis, Espagne, Émirats arabes unis, Tunisie, Iran…). Trois groupes d’objets se dégagent : mobilisations collectives, mondes du travail, sociabilités et intimités. La diversité des objets, des expériences et des contextes d’enquête au sein de l’axe enrichit nos échanges concernant l’analyse empirique de l’imbrication des rapports sociaux.