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Israël Liora

Liora Israël est Directrice d’études de l’EHESS (en cours de nomination).
Ancienne directrice adjointe du CMH (2010-2014), ancienne secrétaire du bureau de l’EHESS (mai 2015-novembre 2017).
Lauréate d’une bourse Fulbright, elle a été visiting scholar au Center for the Study of Law and Society de l’Université de Berkeley (Californie) du 24 Janvier au 31 Juillet 2018.
Elle a créé avec Corentin Durand l’Ouvroir de Sciences Sociales Potentielles de l’EHESS (Ouscipo)
Rattachée à titre principal à l’axe "SSPD"

Adresse professionnelle :
ENS - Campus Jourdan
Bâtiment Demos - bureau E103
48 boulevard Jourdan
75014 Paris
+33 (0)1 43 13 64 11
mail : liora.israel@ehess.fr

Liora Israël est sociologue du droit et de la justice, spécialisée en particulier sur les mobilisations politiques du droit et l’approche socio-historique. Après une thèse consacrée à la résistance dans les milieux judiciaires sous Vichy publiée en 2005 sous le titre Robes noires, années sombres aux Éditions Fayard, elle s’intéresse aujourd’hui aux mobilisations politiques du droit dans les années 1970. Elle a coordonné avec Rachel Vanneuville le projet Elidroit (La formation au droit des élites du privé et du public depuis 1958. Quels savoirs juridiques pour quels modes de gouvernement ? Programme ANR "Gouverner, administrer", 2009-2012), puis au sein du CMH une recherche intitulée "Droit, mobilisations, discriminations", financée par le programme Émergence(s) de la ville de Paris (2012-2016). Elle coordonne aujourd’hui une recherche financée par le GIP-Mission de recherche Droit et Justice intitulée « Causes suprêmes ? Les mobilisations politiques du droit devant les Hautes Cours » (2018-2020).
Auteur de deux livres (dont L’arme du droit, aux Presses de Sciences Po, traduit en italien et en chinois) et co-coordinatrice de deux ouvrages collectifs, elle a dirigé ou co-dirigé plusieurs numéros de revue, notamment sur « La cause du droit » (Politix, 2003), « Professions et engagement public » (Sociétés contemporaines, 2009), « Quelles méthodes pour la sociologie du droit et de la justice » (Droit et Société, 2009), "Défendre l’ennemi public" (Le mouvement social, 2012, avec Maria Malatesta),"Jean-Jacques de Félice, avocat militant des droits de l’homme" (Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2015, avec Sylvie Thénault et Bassirou Barry). Elle a publié un ouvrage collectif (dirigé avec Guillaume Mouralis) sur le rôle du droit dans les sorties de guerre paru chez Asser Press/ Springer, Dealing with Wars and Dictatorships : Legal Concepts and Categories in Action (2013).
Enseignante à l’EHESS, membre du conseil pédagogique de la mention sociologie, elle anime notamment deux séminaires de recherche annuel ouvert à tous, étudiants, chercheurs, auditeurs libres. Cette année outre l’enquête collective de l’Ouscipo, elle anime deux séminaires : « Retour sur la sociologie du droit et de la déviance » (avec Daniel Céfaï) et « Droit et émotions ». Elle coordonne également le PRI "Terrains du droit".
Elle a reçu en 2008 le prix international Adam Podgórecki décerné par le Research Committee on Sociology of Law (RSCL) de l’Association Internationale de Sociologie. Elle a rédigé un rapport pour le secrétaire d’Etat Thierry Mandon sur l’accueil en France des scientifiques en danger, qui a conduit à la création du programme PAUSE hébergé par le Collège de France.

Anciennement membre du Comité de rédaction de la Revue Canadienne Droit et Société / Canadian Journal of Law and Society (2009-2015) et du comité éditorial de la Law & Society Review (2014-2016), elle participe actuellement au comité éditorial de la revue Droit et Société depuis 2011 et au comité de lecture de la revue Grief (EHESS/Dalloz) depuis 2014.
Elle est membre du Réseau Thématique "Sociologie du droit et de la justice" de l’Association Française de Sociologie, et de la Law and Society Association. Elle a été élue membre du Board of Trustees de l’association pour la période 2014-2016.

Doctorant.e.s

PUBLICATIONS

2008

Chapitre de livre
Article de revue
  • Israël, L. (2008). Comment juger le génocide rwandais ? Les paradoxes du Tribunal Pénal International sur le Rwanda. La Vie Des Idées.
    Résumé : Pour un délit ordinaire aussi bien que pour un génocide, la justice s'incarne dans des formes de droit, des institutions, des relations humaines. (...)
  • Israël, L. (2008). Question(s) de méthodes. Se saisir du droit en sociologue. Droit Et Société.
    Résumé : Résumés/Abstracts Droit & Société N° 69-70/2008 Liora Israël Question(s) de méthodes. Se saisir du droit en sociologue Cet article revisite les approches qui tendent à assigner à l'analyse sociologique du droit un positionnement méthodologique dont la définition serait fondée sur une plus ou moins grande extériorité au droit. Ce positionnement « obligé » par rapport au droit relève selon nous de la croyance dans une nature ou une ontologie du droit, qui est de fait un obstacle à son analyse. C'est pourquoi il nous semble nécessaire de prôner une indifférenciation méthodologique qui permette éventuellement de faire apparaître les propriétés sociales du droit grâce à l'analyse sociologique, plutôt que de les présupposer. Methodological Question(s) : How to Handle Law as a Sociologist ? This article revisits common approaches that tend to assign a peculiar methodological stance to legal sociology in relationship to the externality to the law. The “necessity” to take a stand on this point is put into question, as it reveals a faith in the peculiar nature of law that is harmful to a proper sociological analysis. This is why we propose to defend a methodological neutrality towards law, in order to be able to eventually demonstrate, instead of presupposing, the social properties of law. Approche constitutive du droit – Droit – épistémologie – Méthodologie – Sociologie. Constitutive Theory of Law – Epistemology – Law – Methodology – Sociology. ER - End of Reference
  • Israël, L. (2008). Introduction du dossier : Quelles méthodes pour la sociologie du droit et de la justice. Droit Et Société, (69-70). Consulté de http://www.reds.msh-paris.fr/publications/revue/sommaire/69-70som.htm

2007

Chapitre de livre
Article de revue

2005

Livre
  • Israël, L. (2005). Robes noires, années sombres. Avocats et magistrats en résistance pendant la Seconde Guerre mondiale (Fayard.). Paris.
    Résumé : Ignoré de l’historiographie et absent des analyses sociologiques, l’engagement d’avocats et de magistrats dans la Résistance se révèle pourtant un sujet passionnant pour qui veut comprendre à la fois les années sombres et le rôle politique de la justice dans l’histoire contemporaine de la France. Au-delà de l’exemple souvent évoqué du juge Didier, qui refusa de prêter serment au Maréchal, des dizaines d’avocats et de magistrats choisirent d’entrer dans l’illégalité alors que leur profession les associait à l’application de la loi. Avocats organisateurs de filières vers l’Angleterre, juges d’instruction détruisant certains de leurs propres dossiers, substituts du procureur contribuant à l’évasion de leurs détenus, juristes praticiens associés à leurs collègues du monde académique dans la rédaction de textes démontrant l’illégalité de Vichy : ce sont quelques-uns des aspects de cette résistance qui sont ici reconstitués à l’aide d’archives jusque-là délaissées. Réinscrivant la période de l’Occupation dans une socio-histoire des milieux judiciaires allant de l’entre-deux-guerres à la fin des années 1940, ce livre éclaire d’un jour nouveau les relations entre droit et politique. L’étude de la résistance d’avocats et de magistrats révèle les potentialités d’action de ces professionnels, dont la force subversive apparut à travers ceux qui choisirent la dissidence au sein d’une institution judiciaire dotée d’un rôle central dans la répression mise en œuvre par Vichy. En second lieu, elle propose aussi une interprétation nouvelle de l’engagement résistant, grâce aux outils de la sociologie de l’action collective. Soumis aux mêmes contraintes que leurs compagnons d’armes d’autres secteurs (clandestinité, recrutement, risque, secret, communications difficiles…), magistrats et avocats durent néanmoins trouver les ressources nécessaires à l’invention d’une action clandestine spécifique, fondée en particulier sur le droit et ses institutions. L’exemple de la résistance judiciaire démontre également que la portée politique du droit ne doit pas être négligée dans l’histoire du combat entre Vichy et la Résistance, qui peut être relu comme un affrontement entre des définitions et des mises en œuvres rivales de la légalité et de la légitimité politique. ER - End of Reference
Chapitre de livre
Article de colloque
Article de revue

2003

Chapitre de livre
Article de revue

2002

Article de revue

2001

Chapitre de livre
Article de revue

2000

Article de revue

1999

Article de revue

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