Nos tutelles

CNRS ENS EHESS

Sur les réseaux sociaux

Rechercher




Accueil > À la une

Yasmine Berriane

Nouvelle arrivante au CMH

Yasmine Berriane est politologue, chargée de recherche au CNRS. Elle rejoint l’axe "Imbrication des rapports sociaux : genre, classe, race" du Centre Maurice Halbwachs en 2018. Après une thèse en sociologie politique soutenue à l’IEP de Paris, elle a été postdoctorante au Zentrum Moderner Orient et à l’Université Libre de Berlin (2011-2013), puis maître assistante à l’Université de Zurich (2013-2017) où elle a ensuite co-assuré le montage et la coordination du Consortium scientifique PRO GED (Swissuniversities) en 2018. Son travail s’inscrit à l’intersection de la science politique et de la sociologie et aborde différents champs de recherche, notamment l’action collective au prisme du genre, la sociologie électorale, les modalités de délégation de l’action publique et, plus récemment, la relation entre politique et droits à la terre. Privilégiant une approche processuelle, elle s’intéresse notamment à la fabrique et à la transformation des catégories et des relations sociales et politiques à différentes échelles spatiales et temporelles.
Ainsi, dans sa thèse de doctorat, elle interroge les transformations sociopolitiques qui découlent, au Maroc, des politiques de promotion de la participation des femmes au développement et des mesures encourageant le déploiement de la sphère associative dans le pays. Dans son premier projet postdoctoral, elle a ensuite étudié la fabrique de la sphère participative dans des contextes autoritaires, en prenant comme cas d’étude les maisons de jeunes, des « espaces interstitiels » de la participation et de la délégation de l’action publique. Son deuxième projet postdoctoral portait sur les transformations socio-politiques générées par l’intensification actuelle de la commercialisation des ressources foncières, prenant comme première étude de cas un mouvement revendicatif contre l’exclusion des femmes du droit de bénéficier des terres collectives au Maroc.
Ses recherches actuelles poursuivent cette réflexion en étudiant le lien entre transformations de droits fonciers et fabrique des citoyennetés dans des contextes de commercialisation intensifiée de la terre au Maghreb. Plus particulièrement, cette recherche vise à montrer comment la privatisation et la commercialisation des terres, qui se sont intensifiées depuis la fin des années 1990, ont déclenché des transformations ambivalentes en termes de normes légales, de formes d’expression politique et tout particulièrement en termes de genre.