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Soutenance de thèse d’Émilien Julliard

Réformer les syndicats.
Une sociologie politique du syndicalisme états-unien des mouvements sociaux des années 1960 aux années 2010

Vendredi 30 novembre 2018, 9h
Lieu :
Campus Jourdan, bâtiment Oïkos , salle R1-08
Jury :
Michel Offerlé
(professeur émérite de science politique à l’ENS Paris, directeur de thèse)
Sophie Béroud (professeure de science politique à l’Université Lyon II Lumière, rapporteure)
John Krinsky (professeur de science politique au City College of New York/City University of New York Graduate Center, rapporteur)
Romain Huret (directeur d’études à l’EHESS, membre du jury)
Arnaud Mias (professeur de sociologie à l’Université Paris Dauphine, membre du jury)
Johanna Siméant-Germanos (professeure de science politique à l’ENS Paris, membre du jury)

Résumé
À partir d’une enquête portant sur deux syndicats majeurs et des centres universitaires spécialisés sur le syndicalisme et les relations professionnelles, cette thèse traite des transformations du syndicalisme états-unien, des mouvements sociaux des années 1960 aux années 2010. Souvent associées à l’idée d’une « revitalisation syndicale », ces mutations sont analysées ici comme des processus de mise en réforme réalisés par des acteurs pluriels (syndicalistes, universitaires, éducateurs syndicaux, consultants, militants associatifs) qui, pour des raisons différentes, ont promu un rapprochement du champ syndical de l’espace des mouvements sociaux et du monde associatif. Des stratégies et des modes d’action devant permettre de syndiquer de nouveaux membres ont été valorisés, de même que des recettes organisationnelles utilisées ailleurs (dans des entreprises et des associations principalement). Ces acteurs ont entendu faire des syndicats des organisations plus « militantes » et « efficaces », en recourant à des savoir-faire et à des représentations de mobilisations des années 1960, ainsi qu’à des dispositifs managériaux. Contrairement à d’autres contextes, notamment à cause d’une adhésion généralement obligatoire pour bénéficier d’une représentation syndicale et être couvert par les accords collectifs négociés avec les employeurs, la réponse apportée à la « crise du syndicalisme » a moins été de chercher à assimiler les adhérents actuels et potentiels à des clients d’organisations leur fournissant des services, qu’à des militants. La thèse montre que ces entreprises réformatrices ont conduit à partiellement délégitimer des pratiques syndicales, des formes d’organisation et les acteurs qui les portent. Elles ont également contribué à structurer les mobilisations syndicales sous forme de campagnes pilotées par des permanents spécialisés, où les membres ne sont bien souvent amenés qu’à jouer un rôle symbolique, éphémère et dirigé.

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