Nos tutelles

CNRS ENS EHESS

Sur les réseaux sociaux

Rechercher




Accueil > Publications > Ouvrages

Nouvelles parutions


La consistance des crises. Autour de Michel Dobry
Brigitte Gaïti et Johanna Siméant-Germanos (dir.)
2018. PUR. 330 p. ISBN 978-2-7535-6532-6
L’œuvre de Michel Dobry apparaît comme une des plus singulières et fécondes dans l’univers de la science politique contemporaine. Enrichi d’un entretien inédit, cet ouvrage présente une relecture de ses réflexions, et notamment de Sociologie des crises politiques, récemment réédité.
Avec le soutien du CESSP, de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et du LABEX TEPSIS.
Brigitte Gaïti et Johanna Siméant-Germanos, coordinatrices de cet ouvrage, sont professeures de science politique, respectivement à l’université Paris 1 (CESSP) et à l’École normale supérieure (CMH).


Les 100 mots de la sociologie
Sous la direction de Serge Paugam
2018, Que sais-je ?, Réédition, 128 p. ISBN 978-2-13-081392-7
« Porter un regard neuf sur la réalité du monde social en l’interrogeant autrement », telle pourrait être la devise du sociologue. Car la sociologie, depuis sa naissance à la fin du XIXe siècle, se propose de chasser les mythes de la vie ordinaire, d’aller voir derrière les apparences pour mieux saisir l’homme en société. Pour cela, cette discipline a forgé des méthodes, des concepts pour penser les liens de l’individu à la société.
Au-delà des oppositions d’écoles et de méthodes, vingt et un sociologues se sont réunis afin de choisir et de définir les 100 mots qui font le cœur de leur discipline et de leur métier. De « classes sociales » à « habitus », d’« intégration » à « paradigme », de « lien social » à « type idéal », cet ouvrage nous montre combien le regard sociologique est indispensable aujourd’hui au développement de la conscience que les sociétés ont d’elles-mêmes.


Santé mentale et souffrance psychique. Un objet pour les sciences sociales
Simeng Wang , Isabelle Coutant
2018. CNRS Editions, 416 p. ISBN 978-2-271-08946-5
Selon l’OMS, les troubles psychiques concerneraient une personne sur quatre dans le monde. En France, ces troubles occasionnent chaque année plus de 10_000 suicides et près de 200_000 tentatives. Parallèlement, la vente d’antidépresseurs a été multipliée par sept entre 1980 et 2000. Ces pathologies ne peuvent se résumer à une affaire de connexions intra-cérébrales car les peines, les souffrances, les inhibitions, les déceptions, les angoisses, les peurs sont aussi liées aux environnements social et culturel.
Aborder le psychisme du point de vue des sciences sociales permet de mieux comprendre, analyser et prendre en charge la santé mentale. Émile Durkheim sur le suicide et plus tard Michel Foucault sur la folie ont ouvert la voie. Cet ouvrage souhaite la poursuivre en étudiant également les interactions entre systèmes de soins et politiques publiques, en repensant le rôle et la fonction de la psychiatrie, en enquêtant au plus près des individus et des groupes qui font l’objet des interventions « psy », mais aussi au plus près des soignants.
La santé mentale est en effet devenue le nouveau langage des luttes sociales. C’est pour répondre à cette exigence de notre monde contemporain que cet ouvrage à vocation pédagogique a été conçu.


Le monde privé des femmes. Genre et habitat dans la société française
sous la direction de Anne Lambert, Pascale Dietrich-Ragon et Catherine Bonvalet
2018. Editions de l’INED, Collection "Questions de population" ; 3. 288 pages ISBN 978-2-7332-6023-4
Les évolutions récentes de la famille et du monde du travail ont contribué ces dernières années à faire évoluer la manière dont le logement participé à la recomposition des identités sexuées et des rapports de pouvoir entre les sexes.
La généralisation du travail salarié des femmes a-t-elle modifié le rapport à l’habitat et les stratégies d’achat, de location ou sous-location du logement ? Le lien entre les femmes et l’habitat évolue-t-il avec le développement des formes contemporaines de domesticité et d’emplois à domicile ? La maison est-elle encore principalement un lieu de domination masculine ?
Dépassant une vision réifiée des rapports de pouvoir dans la sphère privée, cet ouvrage montre que le logement peut, dans certaines conditions, constituer un lieu d’affirmation de soi pour les femmes, par exemple au sein de populations défavorisées, mais confirme aussi combien cet équilibre demeure fragile.
À travers les différentes contributions qui analysent la sphère du logement comme lieu de vie, et plus largement l’habitat comme environnement social, les auteurs insistent sur l’intérêt de le désenclaver en le reliant avec la sphère professionnelle. Considérant le logement dans ses dimensions matérielle, symbolique, économique et juridique, cet état des lieux propose de nouvelles perspectives de recherche.


Je travaille, donc je suis. Perspectives féministes
Dirigé par Margaret Maruani
Avec les contributions de : Catherine Achin, Christelle Avril, Thomas Amossé, Laure Bereni, Isabelle Clair, Angela Davis, Laura Frader, Cécile Guillaume, Helena Hirata, Iman Karzabi, Danièle Kergoat, Gill Kirton, Michel Lallement, Nicky Lefeuvre, Séverine Lemière, Kamala Marius, Danièle Meulders, Marie-Thérèse Lanquetin, Nathalie Lapeyre, Jacqueline Laufer, Audrey Lenoël, Amélie Le Renard, Catherine Marry, Ariane Pailhé, Michelle Perrot, Sophie Pochic, Carlos Prieto, Hyacinthe Ravet, Rebecca Rogers, Rachel Silvera, Bila Sorj, Tang Xiaojing
2018. Editions La Découverte, Collection "Recherches" 280 p. ISBN 978-2-70-719970-6
Dès l’après-Seconde Guerre mondiale, l’accès au travail rémunéré a été au cœur des revendications des mouvements féministes occidentaux. En parallèle, cette question de l’activité laborieuse a constitué un champ privilégié pour les travaux de recherche pionniers sur les femmes. En ce début de XXIe siècle, marqué par une « crise » économique de long terme, une augmentation de la précarisation et un chômage endémique liés aux politiques néolibérales, l’analyse de la place des femmes et des hommes sur le marché du travail reste un passage obligé pour comprendre, beaucoup plus largement, les formes nouvelles de la domination masculine.
Rassemblant une trentaine d’auteur·e·s issu·e·s de différentes disciplines et pays, Je travaille, donc je suis propose d’éclairer, dans une perspective internationale et à travers des objets d’étude novateurs, les débats contemporains articulant genre et travail. Cet ouvrage s’appuie sur une hypothèse forte : le travail est une fenêtre sur le monde social – sur ses hiérarchies, ses tensions, mais aussi sur ses transformations – et l’analyse de la place des femmes et des hommes sur le marché du travail doit rester au cœur de toute réflexion sur l’émancipation des femmes.


L’embourgeoisement. Une enquête chez les céréaliers
Gilles Laferté
2018. Les Éditions Raisons d’Agir, 376 p. ISBN 978-2-912107-91-6
Fin des paysans, crises agricoles, telles sont les représentations les plus communes sur les mondes agricoles. Au contraire, l’enquête ethnographique auprès des céréaliers de l’Est de la France présentée dans ce livre décrit un processus social large propre à de nombreux groupes sociaux bien au-delà de l’agriculture, celui d’embourgeoisement, compris non seulement comme un enrichissement, mais tout autant comme un sens donné à la mobilité sociale ascendante. Au-delà de l’accumulation du capital économique qui en est la condition, l’embourgeoisement se révèle comme une mobilité sociale conservatrice, ici collective, respectueuse de l’ordre social et de la légitimité culturelle des dominants, mobilité ascendante que l’on peut opposer à d’autres formes de mobilité sociale comme celles associées par exemple à la gentrification.
Ce livre décrit les mouvements de dépaysannisation initiés au début du xxe siècle et qui se sont prolongés jusqu’à l’embourgeoisement d’aujourd’hui. L’enquête détaille alors les revenus et le patrimoine de ces agriculteurs, leurs pratiques de consommation et leurs engagements, leurs manières d’habiter et leurs vacances, leurs diplômes et le devenir de leurs enfants, pour finalement faire de ces céréaliers contemporains une des figures qui intègrent les nouvelles franges patrimoniales et économiques de la bourgeoisie. Cette ethnographie des classes sociales démontre, au-delà des discours sur la détresse paysanne, combien l’agriculture française est plurielle.


Communautarisme ?
Marwan Mohammed, Julien Talpin
2018. PUF, "La Vie des Idées", 112 p. ISBN 978-2-13-080085-9
N’est pas communautariste qui croit. Cette notion renvoie à la fois à des formes d’entre-soi supposés et des revendications collectives qualifiées de particularistes ou séparatistes. Ce livre démontre à partir d’enquêtes sociologiques fouillées que ces présupposés relèvent très largement du fantasme. Non seulement les minorités ethno-raciales et les musulmans en particulier – soupçonnés généralement de communautariste – ne présentent pas des formes de sociabilité plus endogames que d’autres groupes, mais les espaces les plus homogènes socialement sont ceux des dominants, les « ghettos de riches » étant marqués par des formes d’entre-soi discrets mais efficaces. En nous appuyant sur des études empiriques sur les liens sociaux, notamment les liens communautaires, nous montrerons que le label « communautariste » constitue avant tout un stigmate qui contraint très fortement les mobilisations des groupes minorisés en les disqualifiant via un soupçon d’illégitimité permanente qui nie leur citoyenneté. Nous insisterons sur l’exemple de la « communauté musulmane » qui n’existe ni en soi ni pour soi : elle est marquée par une forte fragmentation tout en étant façonnée par les discours stigmatisants et les jeux politiques locaux pour s’affilier des soutiens. Nous soulignerons enfin que les mobilisations collectives de la plupart des groupes accusés de communautarisme ne portent pas des demandes particularistes, mais d’abord des revendications d’égalité de droit et de traitement face aux discriminations qu’ils subissent.
Marwan Mohammed est sociologue au CNRS. Il mène des recherches sur les inégalités sociales et urbaines, ainsi que sur le racisme et les discriminations. Il est le co-auteur (avec Abdellali Hajjat) de l’ouvrage Islamophobie, comment les élites fabriquent le « problème musulman (La Découverte, Paris, 2013).
Julien Talpin est chercheur en science politique au CNRS. Ses recherches portent sur l’engagement dans les quartiers populaires. Il a récemment publié L’islam et la cité. Engagements musulmans dans les quartiers populaires (dir. avec J. O’Miel et F. Frégosi).


Le lien social
Serge Paugam
2018, PUF, "Que sais-je ?" 128 p. ISBN 978-2-13-081234-0
Il n’est pas rare d’entendre parler de « crise du lien social », de la nécessité de « retisser » ce lien. Le terme désigne alors un désir de vivre ensemble, de relier les individus dispersés, d’une cohésion plus profonde de la société. Pour le sociologue, cette notion est au fondement de sa discipline tant l’homme est, dès sa naissance, lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu’homme.
Cet ouvrage éclaire le sens d’une notion centrale depuis Durkheim, présente une typologie des liens sociaux et de leurs possibles fragilités. Il propose de repenser le lien social aujourd’hui, pour mieux relever les défis contemporains de la solidarité.


Les partis politiques
Michel Offerlé
2018, PUF, 128 p. ISBN 978-2-13-080390-4
Les partis politiques sont des organisations qui structurent le fonctionnement de la politique et du politique dans de nombreux États.
Cet ouvrage, plusieurs fois réédité et mis à jour, permet tout à la fois de fournir des connaissances factuelles sur les partis en France et à l’étranger, et de réfléchir historiquement et sociologiquement à la définition de ce type de groupements, aux circonstances de leur genèse, à leur fonctionnement interne et à leur contribution à l’offre politique. Il met aussi en perspective leur place actuelle au sein des configurations qui les contraignent, notamment dans les rapports que ces organisations entretiennent avec l’État, les mouvements sociaux ou les médias.


Brève histoire de l’anthropologie (en vietnamien)
Florence Weber
Dans la cadre du partenariat avec l’ENS de Hanoi (HNUE), une traduction en vietnamien est parue en avril 2018 à la Maison d’édition de la HNUE.
Lược sử nhân học
Fl. Weber. Lược sử nhân học. Hà Nội : Nhà xuất bản Đại học Sư phạm, 2018, 343 p. ISBN 978-604-54-4110-7
Renseignements


Repenser la mobilité sociale
Rémi Sinthon
2018, Éditions de l’EHESS, Collection : "En temps & lieux", ISBN 978-2-7132-2731-8
Comment décrire la place de chacun dans une société ? Comment rendre compte de la position sociale atteinte par un individu, par une famille ou par un groupe ? Rémi Sinthon dresse un bilan critique de la façon dont la sociologie a abordé jusqu’à présent les questions de stratification et de mobilité sociales. Il décèle une série d’impensés récurrents de la discipline et suggère en conséquence d’abandonner la notion même de mobilité sociale. Inspiré par les travaux de Pierre Bourdieu, il opte pour une analyse radicalement différente qui met au premier plan l’investissement et la reconversion des capitaux.


La France des Belhoumi. Portraits de famille (1977-2017)
Stéphane BEAUD
2018. Editions La Découverte, Collection "SH / L’envers des faits", 352 p. ISBN 978-2-7071-9611-8
Un livre de plus sur les jeunes « issus de l’immigration » ? Pour dénoncer les discriminations qu’ils subissent, sur fond de relégation sociale dans les quartiers « difficiles » ? Et conclure sur l’échec de leur « intégration » dans notre pays ?
Non. L’ambition de Stéphane Beaud est autre. Il a choisi de décentrer le regard habituellement porté sur ce groupe social. Son enquête retrace le destin des huit enfants (cinq filles, trois garçons) d’une famille algérienne installée en France depuis 1977, dans un quartier HLM d’une petite ville de province. Le récit de leurs parcours – scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels, etc. – met au jour une trajectoire d’ascension sociale (accès aux classes moyennes).
Lire la suite


L’entreprise et l’’Évangile. Une histoire des patrons chrétiens
Marie-Emmanuelle Chessel, Nicolas de Bremond d’Ars, André Grelon
2018, Paris, Presses de Sciences Po, 334 p. ISBN 978-2-7246-2230-3
Jusqu’ici peu étudié, le mouvement patronal chrétien a pourtant laissé une empreinte profonde sur l’éthique des affaires, y compris dans la lutte contre la corruption depuis les années 1990. Ni une institution de l’Église, ni un organisme représentatif, ni un club de chefs d’entreprise, se voulant avant tout un mouvement de pensée, il s’incarne aujourd’hui dans une organisation, les Entrepreneurs et dirigeants chrétiens EDC), issue de la transformation, durant les années 1940, d’une fédération de syndicats catholiques professionnels créée en 1926.
Lire la suite


Des lieux appropriés. Économies contemporaines du Haut-Atlas
Pascal MULET
Préface d’Abdellah Hammoudi
2018. Editions rue d’Ulm, Collection « Sciences sociales », 250 p. ISBN-978-2-7288-0585-7
Questionner les processus par lesquels les montagnards du Haut-Atlas marocain s’approprient les lieux de leurs pratiques économiques apporte un éclairage singulier sur les problématiques contemporaines de stratification territoriale.
Lire la suite


Les pauvres
Introduction de Serge Paugam et de Franz Schultheis
Georg Simmel
2018, PUF, "Quadrige" 108 p. ISBN 978-2-13-080180-1
Dans une introduction intitulée Naissance d’une sociologie de la pauvreté, Serge Paugam et Franz Schultheis montrent l’intérêt de ce texte constituant « le cadre analytique pour penser en termes sociologiques la question de la pauvreté dans les sociétés modernes ». Édité pour la première fois en langue française en 1998, quatre-vingt-dix ans après sa première publication allemande, ce texte a inspiré de nombreux travaux sur la pauvreté, en particulier sur le processus de disqualification sociale mis en évidence par les travaux de Serge Paugam.
Lire la suite