Nos tutelles

CNRS ENS EHESS

Sur les réseaux sociaux

Rechercher




Accueil > Activités scientifiques > Activités scientifiques antérieures

Manifestations scientifiques 2016

Colloque, « L’appropriation privative du collectif et du commun : théories, histoire et politiques »
Jeudi 21 et vendredi 22 janvier 2016
Lieu : Maison des Sciences Économiques, Paris
Programme
Jeudi 21 janvier
9h : Accueil des participants et inscriptions
9h30 – 9h45 : Introduction
9h45 – 10h45 : Conférence d’ouverture
Président de séance : Pierre Crétois (Sophiapol)
Antonio Negri, Commun : appropriation et production
10h45-11h15 : Pause
11h15-12h45 : SESSION 1 – Approches définitionnelles des biens communs, collectifs, publics I
Présidente de séance : Nathalie Sigot (Paris 1, PHARE)
Pierre Sauvêtre (Université de Lille, Sophiapol), La généalogie public/privé/commun à la lumière du débat contemporain sur les beni communi
Sébastien Broca (Labex Sites/CEPN), L’approche ostromienne de la propriété permet-elle de penser les communs ?
12h45-14h15 : Déjeuner
14h15-15h45 : SESSION 2 – Les biens communs comme outil d’appropriation I
Président de séance : Michel Forsé (CNRS, CMH)
Natália Frozel Barros (Paris 1, CRPS-CESSP), Quand le bien commun devient un outil d’appropriation : comprendre « l’échec » du principe juridique de patrimoine commun de l’humanité à travers les usages politiques et économiques des fonds marins internationaux
Remi Schweizer (Université de Lausanne, IEPHI), Des biens pas si communs ? Le cas des bisses valaisans (Suisse)
15h45-16h15 : Pause
16h15-17h45 : SESSION 3 – La prédation du commun et du collectif et ses remèdes I
Président de séance : Stéphane Haber (Paris 10, Sophiapol)
Aurore Chaigneau (Université de Picardie Jules Verne, CEPRISCA), Du commun au collectif, expérience de la privatisation de l’habitat collectif en Russie en transition
Eleonora Gentilucci (CNRS, CES, Projet européen D-CENT), Le vol des commons, le cas des grains
Vendredi 22 janvier
9h-9h30 : Accueil café
9h30 – 11h : SESSION 4 – Approches définitionnelles des biens communs, collectifs, publics II
Président de séance : Emmanuel Picavet (Paris 1, Nosophi)
Maurits de Jongh (Sciences Po, CEVIPOF), M. Oakeshott’s theory of public goods
Camille Rivière (Labex Tepsis, CEMS/EHESS), Propriété privée versus commun : comment la biodiversité met à l’épreuve les définitions
11h-11h30 : Pause
11h30-13h : SESSION 5 – Les biens communs comme outil d’appropriation II
Présidente de séance : Marie Cornu (CNRS, CECOJI)
Mathieu Cocq (IDHE, ENS Cachan), Le commun au service de l’appropriation privative : réflexions sur le travail des joueurs dans l’industrie du jeu vidéo
Martin Deleixhe (KULeuven), De la conflictualité au sein des communs
13h-14h30 : déjeuner
14h30-16h : SESSION 6 – La prédation du commun et du collectif et ses remèdes II
Présidente de séance : Caroline Guibet Lafaye (CNRS, CMH)
Maxime Desmarais-Tremblay (Paris 1, CES et Lausanne, Centre Walras-Pareto), The normative problem of merit goods in perspective
Léa Eynaud (EHESS, CEMS), Sur le terrain du commun : éléments de réflexion autour de la réappropriation citoyenne de l’énergie et des déchets
16h15-17h15 : Conférence de clôture
Président de séance : Philippe Poinsot (Paris-Est Créteil, LVMT)
Stéphane Haber (Paris 10, Sophiapol), La face objective de la dépossession : privation, accaparement, pillage, prédation


Journée d’étude, Genre et neo/orientalismes
Vendredi 5 février, 9h‐17h30
Lieu
 : Université Paris Diderot, Salle M19, bât. Olympe de Gouges, 8 Place Paul Ricoeur
Avec la participation d’Amélie Le Renard
PROGRAMME
9h00 – Ouverture par Azadeh Kian, sociologue, CEDREF et LCSP, Université Paris 7 Diderot et Amélie Le Renard, sociologue, CMH-PRO, CNRS.
• Séance 1 : 9h15-12h30
Discutante : Virginie Dutoya, politiste, Centre Emile Durkheim, CNRS.
Présidente de séance : Meriem Rodary, anthropologue, URMIS, Université Paris Diderot.
- « L’encadrement néo/orientaliste du terrorisme au prisme du genre », par Aslı Telseren, sociologue, CEDREF et LCSP, Université Paris 7 Diderot.
- « De l’invisibilité de la femme musulmane dans les représentations littéraires (néo)-orientalistes à sa visibilité depuis le 11 septembre », par Hayatte Lakraâ, chercheuse en littérature, LDI-CNRS 7187, Littératures postcoloniales, Université Paris 13.
- « Politiques de dévoilement des femmes saoudiennes : entre fantasmes postcoloniaux et Etat de surveillance », par Amélie Le Renard, sociologue, CMH-PRO, CNRS.
• Séance 2 : 14h-17h30
Discutante : Karima Ramdani, politiste, Genre, Travail, Mobilités – CRESPPA, CNRS.
Présidente de séance : Azadeh Kian, sociologue, CEDREF et LCSP, Université Paris 7 Diderot.
- « Les femmes du Sud aussi ont toujours travaillé : genre, classe et néorientalisme dans les représentations du travail des femmes pauvres au Maroc et au Sénégal », par Meriem Rodary, anthropologue, URMIS, Université Paris Diderot.
- « La fabrique néo-coloniale de la tradition au Maroc et en contexte migratoire », par Nasima Moujoud, anthropologue, LARHRA, Université Alpes-Grenoble.
- « Des femmes à sauver de l’islam, de la tradition, de la culture. Organisations internationales et agences nationales de développement au Tadjikistan (1993-2015) », par Lucia Direnberger, sociologue, LCSP et CEDREF, Université Paris 7 Diderot.
17h-17h30  : Clôture par Lucia Direnberger et Aslı Telseren.


Colloque, De la « passion de l’égalité » aux luttes contre les inégalités : réalités et représentations
From the “passion for equality” to the struggle against inequalities : Realities and Representations
Vendredi 5 et samedi 6 février 2016
Lieu  : American University of Paris, 6 rue du Colonel Combe, 75007 Paris, Room C-104
As the work of Thomas Piketty and others has made it blatantly clear, inequalities have increased dramatically in contemporary liberal societies, reaching a dangerous level. Including social scientists, philosophers, historians, economists and political scientists from France, Britain and the US, the conference will examine both the realities and the social representations of inequality. It will critically discuss some of the institutions such as “Property-owning Democracy” that claim to reconcile social justice and individual flourishing.
Programme
Vendredi 5 février “Realities and Representations of Inequalities”
14h-14h15 : Welcoming remarks by Scott Sprenger (American University of Paris)
14h15-14h40 : Introduction par Stephen Sawyer (American University of Paris), « Tocqueville et les inégalités »
14h40-15h15 : Michel Forsé (CNRS, CMH), Simon Langlois (Université Laval, Québec) et Maxime Parodi (Sciences Po, OFCE), « Perception des inégalités : comparaison France/Québec »
15h20-15h55 : Patrick Savidan (Université de Poitiers), « Voulons-nous vraiment l’égalité ? »
16h00-16h35 : Peter Haegel (American University of Paris), “Thinking about the Political Agency of the Ultra-Wealthy : Billionaires in World Politics”
16h40-17h15 : Olivier Godechot (CNRS, Sciences Po), « Variété de financiarisation et accroissement des inégalités »
17h20-17h55 : Arthur Goldhammer (Minda de Gunzburg Center for European Studies, Harvard University), Democracy and Expertise : The Politics of Inequality
18h00 : Apéritif-débat autour de Thomas Piketty et Arthur Goldhammer
Samedi 6 février “Property-owning Democracy” (POD)
9h30-10h05 : Catherine Audard (Department of Philosophy, LSE), “Rawls/Piketty on POD and capitalism”
10h10-10h45 : Stuart White (Jesus College, Oxford), “Republicanism and POD”
10h50-11h25 : Martin O’Neill (Department of Politics, University of York), “Property-Owning Democracy, Liberal Socialism, and the Spaces In-between”
11h30-12h05 : Olivier Zunz (University of Virginia), « Tocqueville et le socialisme »
12h10-12h45 : Conclusion par Françoise Mélonio (Présidente de La Société Tocqueville)


Journées d’études : « Radicalisation politique et luttes armées. La lutte armée, instrument d’émancipation des femmes ? »
Mardi 15 et mercredi 16 mars
Lieu
 : CMH, 48 bd Jourdan, 75014 Paris, salle 10 le 15 et salle F le 16
Programme
Mardi 15 mars
13h30 Accueil des participants – 48 bd Jourdan, 75014 Paris, salle 10
Présidente de séance : Maritza Felices-Luna.
14h00-14h30 : Fanny Bugnon (Univ. de Rennes II), introduction des journées d’étude, « Penser la violence politique des femmes ».
14h30-15h00 : Ami-Jacques Rapin (Univ. de Lausanne), « Action clandestine et militarisation : les dimensions contraintes de lutte armée ».
15h00-15h30 : discussion
15h30-16h00 : pause
16h00-16h30 : Anne Steiner (Univ. de Paris X), « Ulrike Marie Meinhof : du journalisme engagé à la lutte armée, une trajectoire politique ».
16h30-17h00 : Isabelle Lacroix (UVSQ), « La participation des femmes à la lutte armée au Pays Basque. De l’émancipation à l’assignation de genre ».
17h00-17h30 : discussion finale
Mercredi 16 mars
9h30 Accueil des participants – 48 bd Jourdan, 75014 Paris, salle F
Présidente de séance : Marielle Debos.
10h00-10h30 : Laetitia Bucaille (Inalco, CESSMA), « Les femmes dans la guerre, des combattants comme les autres ? »
10h30-11h00 : Maritza Felices-Luna (Univ. Ottawa, Canada), « La production de(s) féminité(s) au sein de groupes armés contestataires : modèles imposées, pratiques négociées ».
11h00-11h30 : discussion
11h30-12h00 : pause
12h00-12h30 : Jules Falquet (Univ. Paris Diderot, CEDREF-LCSP), « Le concept de “division sexuelle du travail révolutionnaire” pour analyser la participation des femmes : le cas du Salvador ».
12h30-13h00 : discussion
13h00-14h00 : repas
Présidente de séance : Isabelle Lacroix.
14h00-14h30 : Laurent Gayer (Sciences Po, Paris), « Militariser les femmes : doctrines, pratiques et critique du “féminisme martial” en Asie du Sud ».
14h30-15h00 : Camille Boutron (Universidad de los Andes), « La réinsertion sous conditions ? Trajectoires combattantes féminines du post-conflit au Pérou et réaffirmation du système patriarcal.
15h00-15h30 : discussion
15h30-16h00 : pause
16h00-16h30 : Géraldine Casutt (EHESS et Univ. de Fribourg), « Femme et djihad : le refus d’une violence d’émancipation et l’inscription dans une lutte au nom d’Allah ».
16h30-17h00 : Carole André-Dessornes (EHESS, Cadis), « Aux origines des opérations/suicides au féminin : Le Liban ou une stratégie adoptée par les groupes séculiers au nom de la libération du territoire (une émancipation qui ne s’est pas concrétisée politiquement) ».
17h00-17h30 : discussion finale


Colloque, L’Union européenne face aux inégalités sociales
Mardi 12 et mercredi 13 avril 2016
Lieu
 : CMH, salle A2, 48 boulevard Jourdan, 75014 Paris
Comité d’organisation : Esther Durin (IHECS, Citizens for Europe), Cédric Rio (CMH, CNRS), Rodrigo Yanez (CMH, CNRS)
Les prérogatives politiques des institutions de l’Union européenne sont essentiellement économiques et les États restent souverains sur le plan social. Mais des outils politiques existent d’ores et déjà au niveau européen pour réduire les inégalités entre les populations européennes dans de nombreux domaines (politique de cohésion, politique de l’emploi Europe 2020, etc.). Le fait qu’il soit en théorie et en pratique possible de lutter contre les inégalités au niveau européen ne signifie pas que cela est justifié. Peut-on parler d’un devoir de solidarité entre Européens, comme on pourrait le faire à l’échelle nationale ?
Programme
Mardi 12 avril
9h30 – 10h00 Accueil
10h00 – 12h00 Session introductive
Jean-Marc Ferry (Université de Nantes)
Face à l’enlisement de l’UE, quels jalons pour une Europe sociale ? Réflexions sur un autre paradigme de la répartition
13h30 – 15h30 1ère session
Les pratiques de l’Union européenne dans le domaine social
Gwenaëlle Perrier (Paris 13)
La politique d’égalité des sexes de l’Union européenne : portée et limites de « l’égalité pour le marché »
Arnaud Lechevalier (Paris 1) :
L’Europe sociale dans l’impasse
15h45 – 17h45 2e session
Table-ronde : Quels rôles pour la société civile au sein de l’Union européenne ?
Michel Mercadié (EAPN/FEANTSA), Richard Delplanque (EAPN)
Viviane Teitelbaum (Lobby européen des femmes) (à confirmer)
Valentin Dupouey (Forum Civique Européen)
Mercredi 13 avril : Quelle solidarité à l’échelle européenne ?
9h30 – 11h00 3e session
Antoon Vandevelde (UK Leuven)
Normative Arguments for a European Social Union
11h15 – 12h45 4e session
Patrick Savidan (Poitiers)
Un sens de la justice européen ?
14h00 – 15h30 5e session
Kalypso Nicolaïdis (Oxford) et Juri Viehoff (Zurich) :
The Choice for Sustainable Solidarity in Post-Crisis Europe
15h45 – 17h15 6e session
Andrea Sangiovanni (King’s College London)
On the Relation Between Solidarity and Legitimacy in the EU
Ce colloque est organisé dans le cadre du projet « Lutte contre les inégalités sociales au sein de l’Union européenne : pratiques et justifications », soutenu par la Région Ile-de-France, Partenariats institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation (Picri). Le colloque est également soutenu par le Centre Maurice Halbwachs, l’équipe GRECO, la Cnaf, la FpH, Citizens for Europe et l’Observatoire des inégalités.


Ateliers internationaux TEPSIS, Radicalisation politique et lutte armée. Conceptions du juste dans la lutte armée
Mercredi 8 juin, 9h30-17h30
Lieu
 : EHESS, 96 bd Raspail, 75006 Paris, salle M. et D. Lombard
Journée organisée par Caroline Guibet Lafaye
Le troisième atelier international, « Conceptions du juste dans la lutte armée » du programme de recherche « Radicalisation politique et luttes armées (JISA) », financé par le laboratoire d’Excellence Tepsis et par PSL Research University, est consacré aux conceptions du juste qui sous-tendent la dénonciation des états sociaux, formulée par les participants aux luttes armées. L’accent portera sur la manière dont les groupes engagés dans lutte armée et leurs participants justifient l’utilisation de la violence, au nom de leurs conceptions de la justice. L’atelier visera, d’une part, à souligner les raisons politiques et éthiques de l’engagement, au sein de l’action collective, et, d’autre part, à analyser l’élaboration des justifications du conflit armé, au nom de la réalisation de ces conceptions du juste, conceptions qui peuvent être défendues au nom de la revendication d’un idéal démocratique. Quel idéal de justice les participants aux luttes armées véhiculent-ils ? Comment justifient-ils le conflit dans une quête souvent menée au nom d’un idéal démocratique ? Comment ces idéaux et ces exigences éthiques s’actualisent-ils dans l’évolution historique et le combat de ces groupes ?
Programme :
9h30-9h45 : Accueil des participants - 96 bd Raspail, 75006 Paris, salle M. et D. Lombard
9h45- 10h00 : Introduction
10h00-10h30 : Isabelle Sommier (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), « Réflexions épistémologiques et méthodologiques sur l’étude des discours de guerre »
10h30-11h00 : Francesco Palaia (Université La Sapienza), « La CGIL et le PCI entre violence politique et radicalité sociale (1969-1975) »
11h00-11h15 : discussion
11h15-11h30 : pause
11h30-12h00 : Pierre Crétois (Sophiapol, Université Paris X - Nanterre), « La revendication d’autonomie radicale de l’opéraïsme à l’insurrection qui vient ».
12h00-12h30 : Philippe Marlière (University College de Londres), « Le “communisme libertaire” d’Action directe : réflexions théoriques ».
12h30-13h00 : discussion
13h00-14h30 : repas
14h30-15h00 : Barbara Loyer (Université Paris VIII, Institut Français de Géopolitique), « Le juste en son reflet : l’injuste. Réflexion sur l’ETA »
15h00-15h30 : Anastassia Tsoukala, « Au nom de quelle justice ? L’image contradictoire de l’actuelle lutte armée en Grèce »
15h30-15h45 : discussion
15h45-16h00 : pause
16h00-16h30 : Sergiu Miscoiu (Universités Paris-Est et Babes-Bolyai), « La nation critique naissante ? Indigénisme, justice sociale et justification de la lutte armée en Bolivie. Alvaro Garcia Linera et le mouvement Tupak Katari »
16h30-17h00 : Laura Di Fabio (University di Roma « Tor Vergata »), « Les conceptions de la violence et du juste des anciens membres de lutte armée en RFA. Une enquête autobiographique »
17h00-17h30 : discussion finale


2ème journée d’étude, « Pour (ou vers) un statut juridique des biens communs »
Vendredi 10 juin, 9h30-17h
Lieu
 : Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, 20 avenue George Sand, La Plaine Saint-Denis, salle 413 Sud le matin et Salle 414 Sud l’après-midi
Organisation : Caroline Guibet-Lafaye (CNRS) et Pierre Crétois (Sophiapol)
Programme
9h30-10h15
Conférence plénière : Toni Negri : commun et capitalisme cognitif
10h30-12h30
Première table : faut-il échapper à l’exclusivisme propriétaire pour penser juridiquement l’inclusion ?
Daniela Mone (Uni Napoli)
Daniela Festa (EHESS)
Aurore Chaigneau (UPJV)
14h-15h30
Deuxième table : les écosystèmes naturels et économiques, nouveaux communs, nouveaux paradigmes de l’inclusion ?
Nicolo Mignemi (EHESS)
Sandrine Rousseau (Lille 1)
Camille Ternier (Université Catholique de Lille)
15h45-17h
Troisième table : « plateformisation » de l’économie et inclusion, vers une régulation des projets en collaboratifs en ligne ?
Vivien Roussel (Fablabmanager)
Clément Quinson (Electrolab)
Julien Cantoni (P2P Foundation)


Journées de Foljuif 2016
Mercredi 15, Jeudi 16 et Vendredi 17 juin
Lieu
 : Site de Foljuif ENS, Rue du Château - 77140 Saint-Pierre-Lès-Nemours

Mercredi 15 juin 2016 : Journée ETT

Comité d’organisation :Mihaela Hainagiu, Camille Martin, Bertrand Müller
09h30 : Accueil, café, installation dans les chambres
10h-12h00 : Ethnographie de l’entreprise. A quelle échelle analyser les pratiques patronales contemporaines ?
Atelier n° 1 organisé par Michel VILLETTE (PRO, professeur AGROPARISTECH)
Discutant : (à préciser)
Michel VILLETTE (PRO, professeur AGROPARISTECH) - L’ethnographie des singularités comme critique des dispositifs globalisants du management
Cyrine GARDES (ETT, doctorante) - Restructuration dans un groupe mondial du commerce de bricolage : le passage au low-cost d’un magasin Décomarché dans le 93
Chloé BIAGGI (ETT, doctorante) - La division du travail de fermeture d’une usine française de fabrication plastique appartenant un groupe américain
12h15-13h15 : Déjeuner
13h15-15h15 : Ethnicisation, racialisation et gestion des populations
Atelier n° 2 organisé par Jennifer BIDET (ETT, AGPR ENS) et Anton PERDONCIN (ETT, AGPR ENS)
Discutante : Aude RABAUD (URMIS, MCF Université Paris Diderot)
Clémence LEOBAL (IRIS/EHESS et Cerlis/Paris V, doctorante) - Les processus de racialisation et d’ethnicisation dans les politiques de logement en Guyane
Anton PERDONCIN (ETT et IDHES, AGPR ENS) - Quelle gestion ethnique de la main-d’oeuvre immigrée ? Le cas des mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais
Natacha GAGNE (Université de Laval, professeur invitée à l’ENS) - Ethnicisation et désethnicisation des rapports sociaux : mise en perspective à partir du cas néo-zélandais
15h15-17h15 : Scripta : documenter les sciences sociales
Atelier n° 3 organisé par Bertrand MÜLLER (ETT, directeur d’études CNRS)
Discutants  : Valérie TESNIERE (ETT, directrice d’études EHESS) et Yann POTIN (Chargé d’études documentaires Archives nationales/MCF associé Université Paris Nord)
Claire BUSTARRET (ETT, Ingénieure de recherche CNRS) - La carte à jouer support d’écriture au XVIIIe siècle : un instrument de travail ?
Sara MARRINETTI (ETT, doctorante) - Seth Siegelaub et la papeterie de l’art conceptuel
Bertrand MÜLLER (ETT, Directeur de recherche CNRS) - Ecrire les sciences sociales : les réponses d’une enquête sur la forge et le forgeron
Pause café
18h-20h : Des populations aux trajectoires en santé publique : réduire et déléguer l’analyse ethnographique
Atelier n° 4 organisé par Florence WEBER (ETT, professeure ENS)
Discutantes : Gaëlle GIORDANO (Maison des Sciences Sociales du Handicap, chargée d’études), Florence WEBER (ETT, professeure ENS)
Thomas DEPECKER (ETT, chargé de recherche INRA) - Economie domestique et trajectoires scolaires des jeunes filles populaires à la fin du XIXe siècle
Julien BOURDAIS (CERMES 3 / Paris 5, doctorant) - Ethnographie et statistiques : que faire des trajectoires individuelles
Pauline BLUM (ETT, doctorante), Elsa FAVIER (ETT, doctorante) - Trajectoires des mères et configurations familiales

Jeudi 16 (journée commune ETT-PRO)

Accueil Café
10h-12h - Atelier thématique : Se mobiliser en bas de l’échelle, comparaison France / Italie / Tunisie (DUO DIM Gestes)
Discutante  : Lise Bernard (ETT)
Cristina Nizzoli (PRO) : « C’est du propre ! Syndicalisme et travailleurs du bas de l’échelle, comparaison France-Italie » (ouvrage PUF)
Sarah Barrières (PRO) : « Quand le vent de la Révolution a soufflé dans les usines.
Ethnographie d’une grève d’ouvrières en Tunisie »
12h-13h : Discussion sur le fonctionnement des équipes et sur le projet quadriennal
13h - 14h : Déjeuner
14h-16h : « Séance de rattrapage ! » Synthèse de séminaires collectifs 2015-2016
Olivier Marichalar, Michel Offerlé, Simeng Wang (ETT) : « La Chine contemporaine : l’apport des sciences sociales »
Maria Grecu, Mihaela Hainagiu (ETT) : « L’aire postsoviétique/l’ère postcommuniste au prisme des sciences sociales »
Sabrina Nouiri, Mathis Thura (ETT) : « Le corps travaillé par les institutions »
Marion Charpenel, Bérengère Savinel (PRO) : « Genre, féminismes et mobilisations collectives ». Thème de l’année : Corps
Pause Café
16h30-18h30 : Handicap psy et désordres scolaires
Discutant : Jérome Deauvieau (PRO)
Florence Weber (ETT) : « Crise de l’école et médicalisation des crises »
Pauline Blum (ETT) : « La prise en charge psy à domicile d’adolescents »
Hervé Heinry (ETT) : « Les mutations professionnelles du secteur de l’enfance handicapée »
Dîner

Vendredi 17 juin (journée équipe PRO)

Comité d’organisation : Maxime Agator, Marion Charpenel, Sophie Pochic, Bérengère Savinel
9h-13h : Atelier Droit, mobilisations et professions
Discutant : Mathieu PETITHOMME, auteur de l’ouvrage Contester en Espagne
André GRELON (PRO, DE EHESS) – Genèse, développement et transformation de l’organisation patronale catholique française
Delphine THIVET (PRO, post-doc) – La division sexuée du travail militant au sein du mouvement international La Via Campesina
Gaspar MATTON (PRO, doctorant) – Conflits agraires, usages sociaux du droit et politisation au Pérou
Pause café
Quentin RAVELLI (PRO, chargé de recherche) – La crise des subprimes en Espagne : mobilisation des clients expropriés et tactiques défensives des banquiers (enquête et documentaire)
Déjeuner
14h-17h Atelier Genre, mobilisations et professions
Discutantes : Marion CHARPENEL et Sophie POCHIC
Amélie LE RENARD et Lucia DIRENBERGER (CEDREF, Paris 7, docteure) – Genre et néo-orientalisme : programme théorique et exemples empiriques (Arabie Saoudite et Tadjikistan)
Abir KRÉFA (PRO, Post-doc EHESS) – L’émergence d’un espace de la cause des homosexuels dans la Tunisie (post)révolutionnaire
Pause
Clotilde LEMARCHANT (PRO, maîtresse de conférence Caen) – Uniques en son genre, orientation atypique et formations professionnelles courtes en France
Reguina HATZIPETROU-ANDRONIKOU (PRO, doctorante) – Déjouer les stéréotypes de genre pour jouer d’un instrument. Le cas de la musique traditionnelle en Grèce


Colloque international, « Que font les consultants du monde social ? Propriétés, pratiques et contributions du ‘conseil’ à la construction de la réalité »
Lundi 20 et mardi 21 juin
Lieu
 : Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Amphithéâtre François Furet,
105, Boulevard Raspail, 75006 Paris
Comité d’Organisation : Isabel BONI-LE GOFF, Univ. de Lausanne, Centre en Etudes Genre, Suisse, CMH, Paris, France - Vincent MOENECLAEY, Univ. de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Laboratoire Printemps, France - Sophie POCHIC, CNRS, EHESS, ENS, CMH, Paris, France
Inscription gratuite, dans la limite des places disponibles, merci de vous inscrire rapidement par mail : colloqueconsultantsjuin2016@gmail.com
"Les sciences sociales peinent à étudier et à objectiver ce que l’on nomme couramment « le conseil », et notamment à interroger ce qu’il fait précisément au monde social. Les consultants imposent en effet les termes et les critères de leur propre appréciation (Sauviat, 1994) ainsi que leurs propres frontières et dénominations (Henry, 1992). Ils entretiennent l’idée d’une position qui va de soi et qui pourtant serait « à part » (Henry, 1997), suscitant fascination ou à l’inverse vives critiques, comme l’expliquent de nombreux auteurs (Berrebi-Hoffmann, 2002 ; Fondeur, Sauviat, 2004 ; Villette, 2003). Ils nourrissent également l’image d’un métier éternellement jeune, voire anhistorique, alors que sa progressive structuration se déploie à partir du XIXème siècle (Henry, 2012 ; McKenna, 2006, 1995 ; Moutet, 1997). Par ailleurs, « le conseil » se présente alternativement comme étant indifférencié et comme étant divers, un grand nombre de sous-espaces déclinant ou se référant à la figure prestigieuse du « conseil en management ». Celle-ci a d’ailleurs été de loin la plus étudiée, au risque qu’elle s’en trouve réifiée ; comme si les relations parfois étroites entre le conseil et le monde académique (Boussard, 2009 ; Engwall et al., 2002 ; Henry, 1992) compromettaient alors la distanciation nécessaire. Enfin, souvent présenté comme « intellectuel », en grande partie discursif, ou encore comme opérant telle une activité « magique », le travail de consulting mobilise davantage de dispositions pensées comme naturelles que de techniques explicitées et bien identifiées.
Pour toutes ces raisons, et à l’heure où s’imposent des pratiques et convictions économiques qui sont cohérentes avec beaucoup de celles du consulting (benchmarking chiffré permanent, politiques d’austérité comme One best way, désindustrialisation voulue sans heurts apparents), il convient d’interroger plus encore ces acteurs et de comprendre – sans surestimer ni sous-estimer – ce qu’ils font à la construction de la réalité sociale.
En mettant en perspective des recherches menées dans différents pays, et qui portent sur un certain nombre de « types » de consultants, ce colloque poursuit un double objectif : interroger l’évidence de l’existence même d’un « conseil », comme ensemble de pratiques proches ou homogènes ; progresser dans l’étude de leurs contributions aux caractéristiques et aux évolutions de la société.

Programme

Colloque de clôture du programme Emergence(s) "Droit, mobilisations, discriminations"
Mercredi 22 juin, 9h-18h30
Lieu
 : Institut d’études avancées de Paris, 17 Quai d’Anjou, 75004 Paris
Programme
9–9h30 : Accueil des participant.e.s et café.
Ouverture du colloque par Marie-Christine Lemardeley, Adjointe à la Maire de Paris, chargée de toutes les questions relatives à l’enseignement supérieur, la vie étudiante, la recherche et Patrick Michel, Directeur du Centre Maurice Halbwachs et membre du Conseil scientifique de la Ville de Paris.
Introduction par Liora Israël (EHESS/ Centre Maurice Halbwachs) et Sophie Pochic (CNRS/ Centre Maurice Halbwachs).
10h–13h : SESSION 1
Vincent-Arnaud Chappe (CNRS/ CSI, Mines ParisTech) et Narguesse Keyhani (Université Paris Ouest-Nanterre/ ISP) : Une mobilisation judiciaire improbable contre les discriminations : ethnographie du procès de 830 contractuels marocains contre la SNCF.
Paul Pasquali (CNRS/ CURAPP-ESS) : Les mobilisations contre les discriminations homophobes appréhendées à travers le prisme du syndicalisme.
Sophie Pochic (CNRS/ Centre Maurice Halbwachs) : L’appropriation sélective du droit de l’égalité femmes-hommes en entreprise : vers une égalité élitiste ?
Liora Israël (EHESS/ Centre Maurice Halbwachs) : Le droit comme action collective : exemples tirés de la lutte contre les discriminations.
Discussion par : Juliette Rennes (EHESS) et Julie Ringuelheim (ULB)
13h–14h : Déjeuner- buffet avec les intervenant.e.s.
14h–16h45 : SESSION 2
Marwan Mohammed (CNRS/ Centre Maurice Halbwachs) et Mayanthi Fernando (University of California) : Les limites d’une approche juridique de la lutte contre l’islamophobie.
Cécile Guillaume (Université de Lille 1- CLERSE /Queen Mary University of London) : Réduire le gender pay gap. Analyse comparée des stratégies juridiques et des acteurs critiques en France et en Grande-Bretagne.
Laure Bereni (CNRS/ Centre Maurice Halbwachs) : Les professionnels de la diversité face au droit de la discrimination : une comparaison France/Etats-Unis.
Amélie Le Renard (CNRS/ Centre Maurice Halbwachs) : Une discrimination institutionnalisée ? La nationalité à Dubaï.
Discussion par : Marie Mercat-Bruns (CNAM-Sciences Po) et Lisa Vanhala (University College London)
16h45-17h : Pause café.
17h–18h30 : TABLE-RONDE CONCLUSIVE
Avec les interventions de : Slim Ben Achour (avocat au barreau de Paris), Laurence Pécaut-Rivolier (Cour de Cassation)


Colloque International "Gouverner les pratiques économiques/ Governing economic practices"
Lundi 26 et mardi 27 septembre 2016
Lieu
 : EHESS, salle 13, 105 Bd Raspail, Paris
Renseignements
Ce colloque international aborde, dans une perspective comparative, un ensemble de modalités par lesquelles des institutions, étatiques ou non, s’efforcent de gouverner les pratiques économiques ordinaires, ainsi que les multiples façons dont les personnes visées par ces formes de gouvernement se les approprient, les contournent ou les contestent.
Les pratiques quotidiennes des « gens ordinaires » restent souvent obscures quand elles sont vues à travers les catégories de perception et d’action qui servent à élaborer politiques et programmes d’intervention sur des réalités économiques qui justement résistent aux dispositifs traditionnels de la statistique — ce que l’on appelle « économie domestique », « économie informelle » ou « économie illégale ». Il s’agit ainsi d’interroger les procédures et les catégories utilisées pour mettre en ordre et gouverner ces pratiques.
Ces rencontres, en clôture du projet franco-brésilien « Modes de gouvernement et pratiques économiques ordinaires : approche comparative » (Capes-Cofecub), 2013-2106, permettent de faire dialoguer les travaux réalisés dans le cadre de ce programme avec ceux de chercheurs français et étrangers travaillant dans des domaines proches.
Projet "Modes de gouvernement et pratiques économiques ordinaires"
http://ecogov.weebly.com/
La première journée permettra de confronter des travaux ethnographiques réalisés sur divers terrains et continents, Europes, Afriques et Amériques. La deuxième journée sera consacrée à la discussion des aspects conceptuels et comparatifs.
Governing economic practices
This international conference addresses, from a comparative perspective, a set of modes by which state and non-state institutions strive to govern ordinary economic practices as well as the multiple ways in which persons subjected to these forms of government make use of, bypass or challenge them.
The daily practices of "ordinary people" are often obviated when viewed through categories of perception and action devised to develop intervention policies and programs on economic realities which resist traditional statistical devices – those so-called "domestic economy", "economy informal "or" illegal economy ". We need to inquire on procedures and categories used to order and govern these practices.
This conference, concluding the Franco-Brazilian project "Modes of government and ordinary economic practices : a comparative approach" (Capes-Cofecub), from 2013 to 2106, allow for a dialogue between the research carried out under this program with those of other French researchers and foreigners working in related fields.
The first day offers comparative takes on ethnographic work conducted on various fieldworks and continents, Europe, Africa and the Americas. The second day is devoted to the discussion of conceptual and comparative aspects.
PROGRAMME
26 SEPTEMBRE (9h-18h00)
Ouverture Eric Wittersheim (EHESS)
9h
Modes de gouvernement et pratiques « économiques »
Benoît de L’Estoile (CNRS, ENS, CMH) & Federico Neiburg (PPGAS/MN, UFRJ)
Session 1 Gouverner les marchés 9h30-11h
Président de séance : Jean-Pierre Hassoun (CNRS, IRIS)
André Nahoum (CEBRAP), The making of a (proper) marketplace : infrastructure, representations and their controversies in the making of the Night Fair in São Paulo
Gustavo Onto (UFRJ, NuCEC), Antitrust artifacts : materialities and objects of economic regulation in Brazil
Discutante : Laurence Fontaine (CNRS, CMH)
Session 2 “Economie domestique” ou “gouvernement de la maison” ? 11h30-13h
Président de séance : Susana Narotzky (Université de Barcelone, professeur invité Labex TransferS)
Eugenia Motta (IESP, UERJ), Maisons et économie quotidienne dans la favela
Ana Perrin-Heredia (CNRS, CURAPP), Economie domestique et institutionnalisation
Eleonora Elguezabal (CESAER, INRA), Les changas dans les copropriétés fermées de Buenos Aires : travail informel et résidence
Discutant : Jean-Pierre Hassoun (CNRS, IRIS)
Session 3 Le gouvernement quotidien de soi et des autres 14h30-15h30
Président de séance : Laurence Fontaine (ENS, CMH)
André Dumans Guedes, (Université fédérale Fluminense), Configurations of Houses, Mobilities and Autonomy in Transitory Sites
Pedro Braum (NuCEC-Haiti), Gouverner la frustrasyon dans les ghettos de Port-au-Prince
Discutant : Niko Besnier (Université d’Amsterdam, professeur invité Labex TransferS)
Session 4 Gouverner les maisons dans la migration 16h00-18h00
Président de séance : Eugênia Motta (IESP, UERJ)
Joseph Handerson (Université fédérale de Macapa), Une économie-diaspora ? Mobilité haïtienne et gouvernement des personnes
Pascal Mulet (ENS, CMH), Lieux de pouvoir : mobilités et politiques domestiques dans l’Atlas marocain
Jennifer Bidet (Université Paris Descartes, CERLIS), Habiter "à la française" ou "à l’algérienne" ? Aménagement et appropriation des maisons construites en Algérie par des migrants et leurs enfants
Amélie Grysole (INED, CMH), "Maisons, maisonnées et résidence des enfants. Le cas des mères sénégalaises aux Etats-Unis"
Discutant : Hamidou Dia (IRD)
27 SEPTEMBRE (9h-13h15)
CONTREPOINT 9h-10h30
Le programme de recherche ERC "Grassroot economics". La théorie confrontée à l’ethnographie
Susana Narotzky, (Université de Barcelone, professeur invité Labex TransferS
TABLE RONDE 11h
Président de séance : Niko Besnier (Université d’Amsterdam), professeur invité Labex TransferS
« Domestiques », « populaires », « informelles », « morales », « oikonomiques » ?
Comment qualifier les pratiques « économiques » ordinaires ?
Fernando Rabossi (UFRJ, IFCS), Laurence Fontaine, Benoît de L’Estoile, Federico Neiburg, Florence Weber (ENS, CMH)
CONCLUSIONS 12h45
Benoît de L’Estoile & Federico Neiburg
Conseil scientifique :
Benoît de L’Estoile (CNRS, CMH, ENS), Federico Neiburg (PPGAS/MN/UFRJ), Fernando Rabossi (UFRJ), Jean-Pierre Hassoun (CNRS, IRIS), Laurence Fontaine (CNRS, CMH), Florence Weber (ENS)
Comité d’organisation :
Benoît de L’Estoile (CNRS, ENS, CMH), Federico Neiburg (PPGAS/MN/UFRJ), Eugenia Motta (IESP/ UERJ), Laurella Rinçon (Ministère de la Culture, ENS)


Journée d’études "Mobilités sociales, mobilités spatiales. La nouvelle donne de la reproduction sociale"
Lundi 10 octobre, 9h-17h30
Lieu
 : ENS, 48 bd Jourdan, 75014 Paris (salle 8)
Journée d’études organisée par Jennifer Bidet et Florence Weber
La tourmente de la mondialisation dans laquelle le capitalisme néolibéral a engagé la planète depuis les années 2000 se traduit par une nouvelle donne de la reproduction sociale, avec ses ratés et ses opportunités. Des sociologues et des anthropologues de l’Europe, de l’Afrique, de l’Amérique latine, de l’Océanie et des migrations internationales, spécialistes de l’école et des stratégies familiales, des pratiques économiques et des politiques sociales, des carrières sportives locales et internationales, se réunissent pour tenter de dégager, à partir d’enquêtes de terrain et d’approches (multi)localisées, les grandes tendances des mobilités sociales contemporaines. Qui sort perdant ou gagnant de cette nouvelle donne ? A quelles conditions la migration peut-elle s’avérer payante ? La diplomanie néolibérale n’entraîne-t-elle pas désillusions et échecs pour ceux qui découvrent que le réseau vaut davantage que le diplôme pour obtenir un premier emploi qualifié ? A l’inverse, comment certains membres des classes populaires réussissent-ils à se saisir des nouvelles opportunités liées au diplôme ? Que révèlent de la nouvelle donne économique et sociale les enquêtes centrées sur les troubles psychiatriques, leur prise en charge et leurs conséquences sociales ? Le pari est fait que le dialogue interdisciplinaire et interrégional permettra de comprendre certains des mécanismes auxquels sont confrontées les nouvelles générations : comment s’articulent, selon les territoires et dans les migrations, logiques de marché, contrôle étatique et solidarité publique, économies domestiques et stratégies familiales ?
Programme
9h-10h45 – Session 1 : La mobilité sociale dans la France contemporaine
Discutante : Julie Pagis
Stéphane Beaud et Gérard Mauger : Les jeunes des classes populaires dans une France désindustrialisée
Florence Weber : Questions sociales ou obligations familiales ? La dépendance des personnes âgées, le retard à l’insertion professionnelle des jeunes
11H-12h30 – Session 2 : Deux voies de la mobilité sociale au Sénégal
Discutant : Niko Besnier
Julien Bonhomme : « Nous sommes derrière toi » : espoirs de réussite et mobilisations locales dans la construction d’une carrière de lutteur dans un quartier populaire de Dakar.
Amélie Grysole : Choix des écoles pour les enfants américains et leurs cousins sénégalais : Redistribution et responsabilités au sein de maisonnées transnationales
12h30-13h45 – Déjeuner
13h45-15h15 – Session 3 : Accidents biographiques et mobilité sociale
Discutant : Wilfried Lignier
Elsa Favier et Pauline Blum : Troubles psychiatriques des adolescents et trajectoires professionnelles des mères très diplômées
Simeng Wang : Souffrances psychiques et mobilité sociale. Le cas des adolescents français d’origine chinoise à Paris
15h30-18h00 – Session 4 : Mobilités sportives globales. Economie des corps et circulations postcoloniales (Niko Besnier et Susana Narotzky)
Dans le cadre du séminaire de Benoît de l’Estoile « Oikonomia. Gouverner les pratiques quotidiennes »
Textes de Niko Besnier à lire pour la séance : « Sports Mobilities Across Borders : Postcolonial Perspectives » (2015) ; « The Athlete’s Body and the Global Condition » (2012)


Journée d’études « Mobilité sociale et frustration »
Vendredi 14 octobre, 9h45-17h45
Lieu
 : Sciences Po, 13 rue de l’Université, 75007, Paris, Salle du Conseil
Organisée par Michel Forsé (CNRS, CMH) et Maxime Parodi (SciencesPo, OFCE)
A l’heure où l’entend beaucoup parler d’un « ascenseur social » qui serait en panne ou d’un sentiment de déclassement, cette journée d’études se propose de revenir sur les questions classiques en sociologie de la mobilité sociale et de la frustration. Comment évoluent aujourd’hui les perspectives de mobilité sociale ? Quel est le ressenti des individus sur la mobilité sociale en général et sur la leur en particulier ? Quel lien peut-on faire entre la mobilité sociale et le sentiment de frustration ? Depuis la célèbre thèse d’Alexis de Tocqueville sur la frustration relative, il est devenu habituel de lier ensemble les deux notions. Est-ce toujours pertinent ? Quelles sont les limites de cette perspective ?
Programme
Accueil à partir de 9h45
Première session sous la présidence d’Hélène Périvier (Sciences Po, OFCE)
10h-10h45, Camille Peugny (Université Paris 8, CRESPPA) : Les conséquences individuelles et collectives de la mobilité sociale : construire un cadre théorique pour rendre compte de l’expérience du déclassement.
11h-11h45, Louis-André Vallet (CNRS, OSC) : Mobilité entre générations et fluidité sociale en France au fil des cohortes de naissance et selon l’avancée en âge : le rôle de l’éducation.
Déjeuner 12h-13h45
Deuxième session sous la présidence de Yannick Lemel (associé au Gemass)
13h45-14h30, François Dubet (Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim & CADIS) : Individualisation des inégalités et frustration relative.
14h45-15h30, Michel Forsé (CNRS, CMH), Maxime Parodi (Sciences Po, OFCE) : Comment les Français jugent-ils leur statut social ?
Pause café : 15h45-16h
Troisième session sous la présidence de Florence Maillochon (CNRS, CMH)
16h-16h45, Etienne Perron-Bailly (DREES) : C’était mieux avant ? L’opinion des Français sur leur situation par rapport à celle de leurs parents.
17h-17h45, Olivier Galland (CNRS, GEMASS) : Les jeunes face aux injustices et aux discriminations.
Chaque communication sera suivie de 15 minutes de débat.


Journée d’étude, « Les situations (post)révolutionnaires à l’aune du genre et des sexualités »
Vendredi 18 Novembre, 9h - 17h30
Lieu
 : Salle Lombard, EHESS, 96 boulevard Raspail, 75006 Paris
Organisatrices : Sarah Barrières (CMH-EHESS), Abir Krefa (Centre Max Weber, Lyon II), Sophie Pochic (CMH-CNRS)
Programme
9h à 9h20 : Accueil des participantes (Café et croissants)
9h20 à 9h30 : Introduction de la Journée d’études
9h30 à 12h15 : Séance 1 - Transgressions, réassignations, mobilisations
Animation : Sophie Pochic (CMH, CNRS)
Discussion : Michelle Zancarini-Fournel (LARHRA, Université Lyon I)
- Perrine Lachenal (CNMS, Philipps-Universität Marburg) : Techniques de genre et jeux de pouvoir. Ethnographie de la self-defense féminine au Caire.
- Sarah Barrières (CMH, EHESS) et Abir Kréfa (CMW, Université Lyon II) : Les mobilisations pour l’emploi dans un « foyer de la révolution » tunisienne : transgressions de genre et division sexuée du travail militant.
- Magda Boutros (Northwestern University, CMH) : L’émergence de nouvelles stratégies collectives anti-harcèlement en Égypte : étude comparative de cinq groupes d’intervention.
13h30 à 15h15 : Séance 2 - Évènement et luttes ouvrières et syndicales
Animation : Amélie Le Renard (CMH, CNRS)
Discussion : Sophie Béroud (Triangle, Université Lyon II)
- Marie Duboc (Institute of Political Science, University of Tübingen) : Genre, réformes économiques et contestation ouvrière dans les usines textiles en Égypte.
- Arbia Selmi (M2 EHESS) : Les mobilisations de syndicalistes femmes pour le « quota » dans la Tunisie Révolutionnaire : espoirs de changements et rigidités organisationnelles.
15h15 à 15h30 : Pause
15h30 à 17h15 : Séance 3 - Circulations internationales et réappropriations locales
Animation : Amélie Le Renard (CMH, CNRS)
Discussion : Jocelyne Dakhlia (CRH, EHESS)
- Dina El Khawaga (Cairo University) : Les mouvements sociaux en Égypte à l’aune du genre.
- Selima Kebaili (M2 EHESS) : Des réseaux informels à la « managérisation » : genèse et transformations d’une association tunisienne de femmes à référent islamique.
17h15 à 17h30 : Conclusion de la Journée d’études
17h30 : Cocktail de clôture


3èmes Rencontres Annuelles d’Ethnographie de l’EHESS
Jeudi 24 novembre de 13h30 à 16h30
Lieu
 : EHESS - salle 638, 105 Boulevard Raspail - Paris 6ème
Programme de l’Atelier 2 :
Saisir par l’ethnographie les processus contemporains de recomposition des groupes sociaux dans les pays de l’ancien bloc socialiste
Co-organisateurs  : Pierre Deffontaines (Université de Bourgogne, CESAER) et Mihaela Hainagiu (EHESS, IRIS/CMH-ETT-Tepsis)
Discutant : Gilles Laferté, Directeur de Recherche, INRA
Communications :
Introduction par les organisateurs
Ludovic Lepeltier-Kutasi, Doctorant en géographie (Université François-Rabelais, UMR CITERES/EMAM) : Politiques urbaines de « réhabilitation sociale » à Budapest : ethnographier les effets de l’action publique sur les catégorisations sociales locales.
Jacques Petitier, Doctorant en sociologie (ENS Cachan, IDHES) : Hériter des élites culturelles soviétiques : la recomposition des ressources sociales et la question de la fidélité familiale.
Judith Audin, Postdoctorante en science politique (Sciences Po Aix, CHERPA) : Ethnographier la fragilisation d’un groupe social à travers la rénovation urbaine. Enquête sur les mineurs relogés de « Penghuqu » (Datong, province du Shanxi, Chine).
Glenn Mainguy, Doctorant en sociologie (Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim) : Classer et se classer. La construction de catégories sociales ordinaires de classement dans le monde rural russe contemporain.
Au tournant des années 1990, les régimes communistes d’Europe et d’Asie s’effondrent. Les reconfigurations des espaces politiques et économiques affectent l’ordre social, participant au déplacement des frontières entre groupes sociaux et à l’effritement de certains d’entre eux. Bien que la question de l’émergence de nouvelles lignes de clivages sociaux dans l’ancien bloc soviétique soit aujourd’hui une question sociale de taille, relativement peu d’études académiques sur ces pays l’ont prise pour objet ou pour outil d’analyse, et cela pour des raisons historiques diverses (faiblesse et failles des données statistiques disponibles sur les groupes professionnels, anticommunisme de l’intelligentsia au pouvoir, bannissement du terme de « classe », absence de parole politique). Notre atelier se propose de remettre cette question au cœur des interrogations sociologiques. Il s’agit plus précisément de saisir par des ethnographies fines les processus contemporains de recomposition des groupes sociaux, induits par les transformations d’inspiration néolibérale de l’organisation économique. Par l’analyse des trajectoires, des interactions et des pratiques sociales au ras du sol, l’ethnographie est une méthode de choix pour saisir la différenciation sociale (toutes les différences qui font la différence) tout comme d’interroger la pertinence et les failles des outils statistiques. Dans le cadre de l’atelier, les interventions exploreront à la fois les effets des politiques publiques, notamment urbaines, sur les rapports entre les groupes, le destin social de groupes sociaux à travers l’héritage et la transformation de capitaux et de pratiques et les manières émiques de s’identifier et de se différencier.

Programme complet RAE

Workshop Tepsis, "Politique, échanges et interconnaissance"
Vendredi 9 décembre, 9h30-18h
Lieu
 : ENS, 48 Boulevard Jourdan 75014 Paris – Salle CMH (matin) et Salle 8 (après-midi)
Avec la présence de Julieta Quiros -Doctorat en Anthropologie par le PPGAS/Museu Nacional, Universidad Federal do Rio de Janeiro ; Chercheur du CONICET, Instituto de Antropologia de Cordoba ; et professeure à l’Universidad Nacional de Cordoba, Argentine.
Inscription auprès de Gala Huilén Agüero
Coordination Benoît de L’Estoile (CNRS/ Ecole normale supérieure, CMH) et Jean-Louis Briquet (CNRS/ CESSP)
L’atelier explore, dans une perspective comparative, le thème de la personnalisation des liens politiques, en combinant les perspectives de l’anthropologie et de la sociologie politique. La question des liens politiques localisés et personnalisés a été mise en lumière par diverses recherches, portant sur les milieux politiques locaux et les formes territorialisés des sociabilités politiques, sur l’exercice concret du métier d’élu et les relations ordinaires que les hommes politiques nouent avec leurs électeurs comme avec leurs pairs, sur le poids des interactions locales dans la production des votes, ou encore sur la politique informelle. L’atelier se propose d’aborder les façons dont les activités, les identités et les choix politiques s’adossent aux expériences ordinaires du monde social. Il s’intéresse aux processus par lesquels les relations et les échanges au sein de groupes d’appartenance les investissements pratiques de la vie quotidienne, et les jugements moraux ordinaires (expressions de l’indignation, considération et estime de soi, attentes de reconnaissance, etc.) affectent les processus de politisation (mais également de dépolitisation, de désengagement et de discrédit de la politique). Pour sa première année de fonctionnement, l’atelier de recherche a permis de mettre en place diverses initiatives : à la fois des workshops, avec des invités étrangers, une table ronde, une conférence à destination du grand public, des participations à des séminaires à l’étranger et des congrès internationaux et un séminaire régulier sur les ancrages politiques.
Un groupe d’une trentaine de doctorants et mastériens, de différentes institutions (EHESS, ENS, Paris 1, Institut des Hautes Etudes d’Amérique Latine-Paris III, IEP, etc.) est régulièrement associé aux activités de l’atelier.
Séminaire 2016-2017 : Politique, liens personnels, jugements moraux : ethnographie et comparaison