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Bereni Laure

Chargée de recherche, CNRS
Membre de l’équipe PRO du CMH.
Discipline : Sociologie

Adresse professionnelle :
Bâtiment : B. Étage : 1. Bureau : 6.
ENS 48 bd Jourdan 75014 Paris
Contact  : Laure.Bereni@ens.fr

THÈMES DE RECHERCHE

Je suis sociologue, chargée de recherche au CNRS. J’ai rejoint l’équipe PRO du Centre Maurice Halbwachs en 2010. Après ma thèse de doctorat en science politique (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2007), j’ai été postdoctorante à l’Institut des sciences sociales du politique (ENS Cachan), puis j’ai enseigné deux ans à l’Institute of French Studies de New York University.

Mes recherches se situent au croisement de trois champs d’analyse : la sociologie politique ; la sociologie du genre ; la sociologie des professions et des organisations. J’ai d’abord travaillé sur les rapports entre les mouvements des femmes et le champ politique, dans une thèse de doctorat portant sur les mobilisations en faveur de la parité politique en France (cf. le livre issu de ma thèse, La bataille de la parité. Mobilisations pour la féminisation du pouvoir , paru chez Economica en 2015).

Je prépare actuellement un livre sur les dispositifs de « promotion de la diversité » dans les multinationales en France et aux Etats-Unis.

J’ai également participé, au cours des dernières années, à des recherches collectives. En 2011-2013, j’ai contribué à une enquête sur le genre dans les carrières des cadres supérieurs de la fonction publique en France ( Le plafond de verre dans les ministères. Une analyse de la fabrication organisationnelle des dirigeant.e.s ), coordonnée par Catherine Marry, et dont le rapport a été remis à la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) en 2013. En 2014, j’ai mené une enquête avec Renaud Epstein sur le déploiement du label diversité dans les collectivités territoriales, dont le rapport a été remis à l’ARDIS - Agence de recherche sur les discriminations - en février 2015 ( Instrumenter la lutte contre les discriminations : le label diversité dans les collectivités territoriales ). J’ai également été membre du groupe de recherche "Droit, mobilisations, discriminations" (2012-2016), coordonné par Liora Israël, et soutenu par le programme Emergence(s) de la ville de Paris.

Co-auteure avec S. Chauvin, A. Jaunait et A. Revillard d’une Introduction aux études sur le genre (de Boeck, 2012), j’ai coordonné avec C. Achin un Dictionnaire Genre & Science politique paru aux Presses de Sciences Po (2013) et avec M. Trachman Le genre, théories et controverses (PUF "La Vie des Idées.fr", 2014). Plus récemment, j’ai fait partie du comité éditorial de L’ Encyclopédie critique du genre , parue à la Découverte en 2016 (sous la dir. de J. Rennes).

Je suis membre des comités de rédaction de Politix, Sociologie du Travail, et de French Politics, Culture & Society, et j’ai coordonné (avec S. Chauvin, A. Jaunait et A. Revillard) la rubrique annuelle « Lectures sur le genre » de la Revue française de science politique entre 2011 et 2014. J’ai été membre élue et secrétaire scientifique de la section 40 du Comité national du CNRS (2012-2016).

Je fais partie du conseil pédagogique de la spécialité « Genre, politique et sexualité » du master de Sociologie de l’EHESS (dont j’ai été co-responsable avec Juliette Rennes, entre 2012 et 2015). En 2015-2016 je donne deux séminaires de master à Sciences po : « Genre, société et politique » (avec A. Revillard, master Sociologie politique et action publique) et "RSE/Diversité" (master Organisations et management des ressources humaines).

PUBLICATIONS

Ouvrages

— Encyclopédie critique du genre. Corps, sexualité, rapports sociaux (sous la dir. de J. Rennes, membre du comité éditorial associé), Paris, La Découverte, 2016.
— La bataille de la parité. Mobilisations pour la féminisation du pouvoir, Economica, coll. « Etudes politiques », Paris, 2015, 304 p.
— Le genre, théories et controverses, PUF, coll. « La Vie des Idées.fr », Paris, 2014, 100 p. [dir. avec M. Trachman].
— Dictionnaire genre & science politique. Concepts, objets, problèmes, Presses de Sciences po, Paris, 2013, 700 p. [dir. avec C. Achin].
— Introduction aux études sur le genre [avec S. Chauvin, A. Jaunait, A. Revillard], Bruxelles, de Boeck, 2012 (2ème éd. rev. et augm.) [1ère éd. : Introduction aux gender studies : manuel d’introduction aux études sur le genre, 2008].

Direction de dossiers spéciaux

— Dossier spécial « Appropriations ordinaires des idées féministes », Politix, n°109, 2015 [dir. avec V. Albenga et A. Jacquemart].
— Dossier spécial : « Les femmes contestent. Genre, féminismes et mobilisations collectives », Sociétés contemporaines, 85, 2012 [avec A. Revillard]. Coordination et article d’introduction du dossier.
— Dossier spécial : « Discriminations et droit », Politix, 94, 2011 [avec V.-A. Chappe et S. Lacalmontie]. Coordination et article d’introduction du dossier.
— Dossier spécial : « Quand les mouvements féministes font (avec) la loi : les lois du genre, II », Nouvelles questions féministes, 29(1), 2010 [avec A. Debauche, E. Latour, A. Revillard]. Coordination et article d’introduction du dossier.
— Dossier spécial : « Le droit à l’épreuve du genre : les lois du genre, I », Nouvelles questions féministes, 28(2), 2009 [avec A. Debauche, E. Latour, K. Lempen, A. Revillard]. Coordination et article d’introduction du dossier.
— Dossier spécial : « Usages de la diversité », Raisons politiques, 35, 2009 [avec A. Jaunait]. Coordination et article d’introduction du dossier.

Articles de recherche dans des revues à comité de lecture

— « “Un mal nécessaire” ? Les hauts fonctionnaires et les quotas », Travail, genre et sociétés, 35, 2015, p. 163-168 [avec A. Revillard].
— « Le genre des administrations. La fabrique des inégalités de carrière dans la haute fonction publique », Revue française d’administration publique, 153, 2015, p. 45-68 [avec C. Marry, A. Jacquemart, F. Le Mancq, S. Pochic, A. Revillard].
— « Un mouvement social paradigmatique ? Ce que le mouvement des femmes fait à la sociologie des mouvements sociaux », Sociétés contemporaines, 85, 2012 [avec A. Revillard].
— « La discrimination, de la qualification juridique à l’outil sociologique », Politix, 94, 2011 [avec V.-A. Chappe].
— « Le plafond de verre dans les ministères. Regards croisés de la sociologie du travail et de la science politique », Politiques et Management Public, 28(2), 2011, p. 139-156 [avec C. Marry, S. Pochic et A. Revillard].
— « ‘Faire de la diversité une richesse pour l’entreprise’. La transformation d’une contrainte juridique en catégorie managériale », Raisons politiques, 35, 2009, p. 87-106.
« Quand la mise à l’agenda ravive les mobilisations féministes. L’espace de la cause des femmes et la parité politique (1997-2000) », Revue française de science politique, 59(2), 2009, p. 301-323.
— « Du MLF au Mouvement pour la parité. La genèse d’une nouvelle cause dans l’espace de la cause des femmes », Politix, 78, 2007, p. 107-132.
— « French Feminists Renegotiate Republican Universalism : The Gender Parity Campaign », French Politics, 5(3), p. 191-209.
— « Des quotas à la parité : « féminisme d’État » et représentation politique (1974-2007) », Genèses, 67, 2007 [avec A. Revillard].
— « Lutter dans ou en dehors du parti. L’évolution des stratégies des féministes du Parti socialiste (1971-1997) », Politix, 73, 2006, p. 187-209.
— « "Les femmes ne sont pas une catégorie". Les stratégies de légitimation de la parité en France », Revue Française de Science Politique, 54(1), 2004, p. 71-98 [avec E. Lépinard].
— « La parité ou le mythe d’une exception française », Pouvoirs, 111, 2004, p. 73-85 [avec E. Lépinard].
— « "La parité, contresens de l’égalité ? Cadrage discursif et pratiques d’une réforme », Nouvelles Questions Féministes, 22(3), 2003 [avec E. Lépinard].

Chapitres dans des ouvrages de recherche

— « Women’s Movements and Feminism. French Political Sociology Meets a Comparative Feminist Approach. » in Robert Elgie et al. (eds), The Oxford University Press Handbook on French Politics, Oxford & New York, Oxford University Press, 2016 [à paraître].
— « From Grassroots to Institutions. Women’s movements studies in Europe », in Guya Accornero et Olivier Fillieule (eds), Social Movement Studies in Europe : The State of the Art, Berghahn Books, 2016 [à paraître] [avec A. Revillard].
— « Penser la transversalité des mobilisations féministes : l’espace de la cause des femmes », in Bard Christine (dir.), Les féministes de la 2ème vague, PUR, « Archives du féminisme », 2012.
— « La dichotomie public-privé à l’épreuve des critiques féministes : de la théorie à l’action publique », in Muller Pierre, Sénac-Slawinski Réjane (dir.), Genre et action publique : La frontière public-privé en questions, L’Harmattan (collection « Logiques politiques »), Paris, 2009 [avec A. Revillard].
— « Gendering political representation ? The debate on gender parity in France », in Palonen Kari, Pulkkinen Tuija, Rosales José Maria (eds.), Ashgate Research Companion to the Politics of Democratization in Europe, Ashgate, London, 2008, p. 251-266.
— « Les féministes françaises et la ’parité’. Permanences et renégociations des partitions héritées de la décennie 1970 », in Cohen Antonin, Lacroix Bernard, Riutort Philippe, 2006, Les formes de l’activité politique. Eléments d’analyse sociologique 18ème-20ème siècle, PUF, Paris, 2006, p. 123-141.
— « Le mouvement français pour la parité et l’Europe », in Jacquot Sophie, Woll Cornelia, 2004, Les usages de l’Europe : acteurs et transformations européennes, L’Harmattan, « Logiques politiques », 2004.

Articles dans des revues sans comité de lecture, articles de synthèse et contributions à des ouvrages de synthèse

— « "Die Frauen sind keine Kategorie". Die Strategien zur Legitimation der Parität in Frankreich », Trivium. Revue franco-allemande de sciences humaines et sociales, 19, 2015, p. 1-27 [avec E. Lépinard], Traduction en allemand d’un article paru dans la Revue française de science politique en 2004).
— « Le plafond de verre dans les ministères. Synthèse du rapport remis à la DGAFP », Etudes, recherche et débats - DGAFP, Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique, 2014 [avec Catherine Marry, Alban Jacquemart, Fanny Le Mancq, Sophie Pochic, Anne Revillard].
— « Women’s Movements in Europe », in Snow David, Della Porta Donatella, Klandermans Bert, McAdam Doug, The Blackwell Encyclopedia of Social and Political Movements, Wiley-Blackwell, Oxford, 2013.
— « Le Genre », Les Cahiers français, 366, 2012, p. 73-76.
— « Les comportements individuels sont-ils naturels ou socialement construits ? L’exemple du genre (entretien) », SESâme - Manuel en ligne de contournement du programme de SES de 1ère, 2012 [librement accessible en ligne].
— « Une nouvelle génération de chercheuses sur le genre. Réflexions à partir d’une expérience située », Contretemps, 2012 [librement accessible en ligne].
— « Genre : état des lieux (entretien avec Mathieu Trachman) », La vie des idées, 2011 [librement accessible en ligne].
— « Le discours de la diversité en entreprise : genèse et appropriations (entretien avec Patrick Simon) », Sociologies pratiques, 23, 2011.
— « Subversion dans l’institution ? La parité a dix ans (2000-2010) », Contretemps, 2010 [librement accessible en ligne].
— « Les mobilisations féministes », in Cohen Antonin, Lacroix Bernard, Riutort Philippe, Nouveau manuel de science politique, La Découverte, Paris, 2009.

Traductions

— Traduction des deux premiers chapitres de Katzenstein M. F. (1998), Faithul and Fearless. Moving Feminist Protest Inside the Church and Military, Princeton University Press : « Quand la contestation se déploie dans les institutions », Sociétés contemporaines, 85, 2012 [avec A. Revillard].
— Traduction de Bumiller (K.), « Victims in the Shadow of the Law : a Critique of the Model of Legal Protection » (Signs, 12(3), 1987) : « Victimes dans l’ombre de la loi : une critique du modèle de la protection juridique », Politix, 94, 2011 [avec V.-A. Chappe, S. Lacalmontie et F. Corson].

Comptes-rendus et lectures critiques

— Compte rendu de : Debenest (Pauline), Gay (Vincent), Girard (Gabriel) (dir.), Féminisme au pluriel, Paris, Syllepse, 2010, Revue française de science politique, 61(5), 2011.
— « L’action discrète des fémocrates » (lecture critique de : Lee Ann Banaszak, The Women’s Movement : Inside and Outside the State, New York, Cambridge UP, 2010), La vie des idées, 2011.
— « Les sciences sociales et les bandites féministes » (lecture critique de : Chabaud-Rychter (D.) et al., Sous les sciences sociales : le genre. Relectures critiques, de Max Weber à Bruno Latour, Paris, La Découverte, 2010) », Revue française de science politique, 61(5), 2011.
— « Symposium sur Inventing Equal Opportunity de Frank Dobbin », Sociologie du travail, 53(2), p. 194-215, 2011 [avec C. Musselin, D. King et F. Dobbin].
— Compte rendu de : Catherine Achin et alii, Sexes, genre et politique, Paris, Economica, 2007, Travail, genre et sociétés, 23, 2010, p. 230-234.
— Compte rendu de : Scott (Joan W.), Théorie critique de l’histoire. Identités, expériences, politiques, Paris, Fayard, 2009, Revue française de science politique, 60(1), 2010.
— Lecture critique de K. Hagemann, S. Michel & G. Budde (eds.), Civil Society and Gender Justice. Historical and Comparative Perspectives (New York, Oxford, Berghalm Books, 2008) », Revue internationale de politique comparée, 16(3), 2009.
— « La parité, nouveau paradoxe des luttes féministes ? » (lecture critique de : Joan Scott, Parité ! L’universel et la différence des sexes, Paris, Albin Michel, 2005), L’Homme et la société, 158, 2005.
— Lecture critique de Saguy (Abigail C.), What is Sexual Harrasment ? From Capitol Hill to the Sorbonne, Berkeley, University of California Press, 2003 », Critique Internationale, 23, 2004.

Communications orales dans des congrès scientifiques avec comité de sélection (depuis 2009)

— « "Nothing to do with the law" ? Diversity managers and anti-discrimination law in the US and France », Law & Society Association 2015 Annual Meeting, Seattle, 28-31 mai 2015.
— « Rien à voir avec le droit ou au-delà du droit ? Les professionnels de la diversité face au droit de la discriminations en France et aux Etats-Unis », Congrès de l’Association française de sociologie, RT 13 (sociologie du droit et de la justice), UVSQ, 1er juillet 2015.
— « Diversity Managers facing anti-discrimination law : a USA-France comparison », 22d International Conference of Europeanists, 8-10 juillet 2015.
— « A Global Path Toward Diversity ? Assessing the influence of domestic antidiscrimination regimes on diversity initiatives in the US and France », 2012 Equality Diversity Inclusion Conference, Toulouse Business School, 23-25 juillet 2012.
— « Contentious Institutions : Rethinking the Movement­State Intersection », Second European Conference on Politics and Gender (ECPR), Budapest, 13-15 janvier 2011 [avec A. Revillard]. [Working paper disponible sur http://cnrs.academia.edu/LaureBereni]
— « Penser la dimension transversale des mobilisations féministes : l’espace de la cause des femmes », colloque international Les féministes de la deuxième vague, Université d’Angers, 20-22 mai 2010.
— « Comment peut-on être savante et s’engager pour la parité ? Conditions de possibilité et formes des investissements intellectuels en faveur de la parité en France (1992-2000) », Troisième Congrès de l’Association française de sociologie, RT 27 (sociologie des intellectuels et de l’expertise), Paris, 14-17 avril 2009.
— « Thinking the transversal dimension of women’s collective struggles : the Field of Women’s Advocacy », First European Conference on Politics and Gender (ECPR), Belfast, 21-23 Janvier 2009.

Conférences données à l’invitation de comités d’organisations de congrès scientifiques ou de journées d’études (depuis 2009)

— « Transmettre : l’expérience des manuels sur le genre », colloque Femmes, féminismes, recherches : 30 ans après, Université Toulouse Le Mirail, Toulouse, 14-15 décembre 2012.
— « Les politique de la diversité en entreprise : une comparaison France/États Unis », journée d’études Relations professionnelles et discriminations au travail : quels usages du droit ?, RT 18 de l’Association française de sociologie, EHESS Paris, 22 juin 2012.
— « French Parti Socialiste’s Narratives on Sexual Violence : The Untouched Sexuality of the White, Middle-Class Socialist Male », colloque The Dominique Strauss-Kahn Scandal. Transatlantic Reflections on Sex, Law and Politics, Cardozo Law School/New York University, New York, , 1-2 décembre 2011. [Working paper disponible sur http://cnrs.academia.edu/LaureBereni]
— « L’émergence de la catégorie de diversité dans le monde des entreprises en France », colloque international Lectures internationales des discriminations : Confrontations d’approches institutionnelles, scientifiques et militantes, INED, Paris, 3-4 juin 2010.
— « Accounting for French Feminism’s Blindness to Difference : The Inescapable Legacy of Universalism », colloque Feminism/s Without Borders : Perspectives from France and the United States, New York University, New York, 19 octobre 2009. [Working paper disponible sur http://cnrs.academia.edu/LaureBereni]

Communications orales dans des séminaires de recherche (depuis 2009, sélection )
— Présentation de La bataille de la parité : à l’IEP de Strasbourg (séminaire du master Sciences sociales du politique), 11 décembre 2015 ; au Centre Emile Durkheim (séminaire genre) Bordeaux, 17 novembre 2015 ; au Centre Maurice Halbwachs (séminaire ETT/PRO), Paris, 13 novembre 2015 ; dans le cadre des conférences PRESAGE, Sciences Po Paris, 24 septembre 2015.
— « L’espace de la cause des femmes », Séminaire Métices (Les formes contemporaines de l’action collective), Université libre de Bruxelles, 13 mars 2012.
— « Le droit, la morale et les affaires. Les ambivalences des professionnels de la diversité aux États-Unis », Séminaire de l’équipe PRO du Centre Maurice Halbwachs, Paris, ENS Jourdan, 14 décembre 2012.
— « Thinking the Transversality of Contentious Politics : The Field of Women’s Advocacy », Politics & Protest Workshop, Graduate Center-City University of New York (CUNY), New York, 31 mars 2011. [Working paper disponible sur http://cnrs.academia.edu/LaureBereni]

Rapports de recherche
— Instrumenter la lutte contre les discriminations. Le « label diversité » dans les collectivités territoriales, rapport remis à l’Alliance de recherche sur les discriminations (ARDIS), région Ile-de-France, domaine d’intérêt majeur « Genre, inégalités, discriminations », mars 2015, 103 p. (avec Renaud Epstein).
— Le plafond de verre dans les ministères. Une analyse de la fabrication organisationnelle des dirigeant.e.s, rapport remis à la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique, août 2013 (avec Catherine Marry, Alban Jacquemart, Fanny Le Mancq, Sophie Pochic, Anne Revillard).

Interventions dans les médias

— 2015, « Le genre n’est pas seulement un principe de différenciation, c’est aussi un principe de hiérarchisation » (entretien avec Violaine Cherrier), Journal des grandes écoles, 23 novembre 2015.
— 2015, « La parité, une victoire exemplaire » (entretien avec Sylvain Bourmeau), émission La Suite dans les idées, France Culture, 4 juillet 2015.
— 2015, « Trajectoire des études sur le genre » (entretien avec Caroline Sordia) », émission Le labo des savoirs, (avec J. Rennes).
— 2015, « Comment la parité s’est-elle imposée dans la vie politique ? (entretien avec Céline Mouzon) », AlterEco+, 23 mars 2015.
— 2013, "La théorie du genre : réponse au ministre Vincent Peillon", tribune avec A. Jaunait, S. Chauvin et A. Revillard, Libération, 11 juin.

2016

Chapitre de livre

2015

Livre
Article de revue
Rapport

2014

Livre

  • Bereni Laure et Trachman Mathieu (2014) Le genre, théories et controverses, PUF, Paris. (La Vie des Idées.fr).
    Résumé : Qu'est-ce que le genre ? Pourquoi cette notion fait-elle debat ? La proliferation de discours sur le genre dans l'espace public s'est operee sur un registre majoritairement hostile, colportant des idees fausses et de grossieres incriminations. Ce livre a pour objectif de resister a cette meconnaissance. En rassemblant des textes ancres dans les debats politiques contemporains, il presente les traits saillants du concept de genre et du champ de recherche qui s'est structure autour de lui : la question religieuse, la place de la biologie, l'analyse des masculinites. Ce recueil illustre aussi la plasticite des etudes sur le genre, avec ses controverses et ses clivages. Son ambition n'est pas de couper court au debat, mais de poser les bases d'une discussion constructive sur ses enjeux theoriques et politiques. ER - End of Reference
Chapitre de livre
Rapport

  • Marry Catherine, Jacquemart Alban, Pochic Sophie, Bereni Laure, Le Mancq Fanny et Revillard Anne (2014) Le plafond de verre dans les ministères. Synthèse du rapport remis à la DGAFP, DGAFP, Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique. (Etudes, recherche et débats).
    Résumé : Ce rapport presente les conclusions d'une recherche financee par la DGAFP dans le cadre de l'appel d'offre sur « Les carrieres des dirigeants dans la fonction publique de l'État. Approche qualitative des inegalites entre hommes et femmes ». Il est le resultat d'une enquete sociologique aupres d'une centaine (deux tiers de femmes, un tiers d'hommes) de cadres dirigeant.e.s et superieur.e.s de deux administrations generales de Bercy et deux administrations generales des ministeres sociaux. Ce travail permet de comprendre et d'expliquer les raisons de la persistance d'inegalites femmes-hommes dans la haute fonction publique (plus precisement dans quatre directions ministerielles ici), particulierement dans les postes les plus valorises. Pour ce faire, l'etude prend en compte les normes organisationnelles de construction de carrieres de dirigeants et leurs effets genres, mais questionne egalement les incidences des evolutions recentes de l'administration, dans un contexte de _place_holder; transformations et de reformes de la fonction publique, accentuees depuis 2007 par la mise en place de la Reforme generale des politiques publiques (RGPP).

2013

Livre

  • Achin Catherine et Bereni Laure (2013) Dictionnaire genre & science politique. Concepts, objets, problèmes, Presses de Sciences po, Paris, 700 p.
    Résumé : **Les etudes sur le genre, qui ont connu un essor important** depuis les annees 1970, offrent de nouvelles cles pour apprehender les disciplines traditionnelles. Alors que la science politique se montre plus retive que d'autres a la prise en compte des perspectives du genre, l'objet de cet ouvrage est de reveler leurs apports decisifs a l'analyse du politique. **Les notices de ce dictionnaire pionnier **recensent les concepts, theories et objets canoniques de la science politique (citoyennete, liberalisme, administration, partis politiques, mondialisation, etc.) en montrant le role central du genre dans leur genese et leur maturation. Elles revelent aussi le fonctionnement des inegalites entre les femmes et les hommes dans les partis, les assemblees, et la maniere dont se fabrique et s'exprime le rapport entre les sexes dans les discours et les comportements politiques. Enfin, elles presentent les nouveaux concepts forges par les specialistes du genre (_care_, feminisme d'État, intersectionnalite, etc.). **Écrit dans une langue claire et accessible,** fort d'une approche comparative entre etudes anglophones et francophones et d'une vaste bibliographie constituant un outil de reference indispensable, cet ouvrage tire aussi sa richesse de reunir plus de 50 specialistes et de regrouper differentes generations, qu'il s'agisse d'auteur.e.s qui ont cree des concepts ou mene les premieres enquetes sur le genre en politique, ou de jeunes chercheur.e.s qui les utilisent et les font vivre aujourd'hui. **Il interessera particulierement les etudiant.e.s, enseignant.e.s et chercheur.e.s.** souhaitant acceder a une connaissance precise et pedagogique des apports des travaux sur le genre a la science politique comme a ses disciplines connexes, sociologie, histoire anthropologie. **Catherine Achin** est professeure de science politique a l'Universite de Paris-Est Creteil, membre du Laboratoire de recherche sur la gouvernance (Largotec) et associee au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CSU-Cresppa). **Laure Bereni **est chargee de recherche au CNRS, membre du Centre Maurice Halbwachs (EHESS/ENS). Elle enseigne les etudes sur le genre a Sciences Po Paris et a l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, ou elle co-dirige le master « _place_holder;Genre, politique et sexualite _place_holder;». * * *  _place_holder; ER - End of Reference
Chapitre de livre
Rapport

2012

Livre

  • Bereni Laure, Chauvin Sébastien, Jaunait Alexandre et Revillard Anne (2012) Introduction aux études sur le genre (2è éd. revue et augmentée), de Boeck, Bruxelles. (Ouvertures politiques).
    Résumé : Nouvelle edition de cet ouvrage qui propose un panorama clair et synthetique des notions et references essentielles des etudes sur le genre, en les illustrant par de nombreux exemples concrets. Pourquoi offre-t-on des poupees aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu'elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Pourquoi est-ce si mal vu pour un homme d'etre effemine ? Le pouvoir est-il intrinsequement masculin ? Il s'agit la de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s'interessent les etudes sur le genre, devenues depuis une trentaine d'annees non seulement un champ de connaissances, mais aussi un outil d'analyse incontournable en sciences humaines et sociales. Au-dela de la variete des phenomenes etudies, l'ouvrage souligne plusieurs partis pris essentiels des etudes sur le genre : les differences systematiques entre femmes et hommes sont le resultat d'une construction sociale et non pas le produit d'un determinisme biologique ; l'analyse ne doit pas se limiter a l'etude « d'un » sexe, mais porter sur leurs relations ; le genre est un rapport de domination des hommes sur les femmes, dont les modalites et l'intensite sont sans cesse reconfigurees. Ce manuel propose un panorama clair et synthetique des notions et references essentielles des etudes sur le genre, en les illustrant par de nombreux exemples concrets. ER - End of Reference
Chapitre de livre

  • Bereni Laure (2012) « Penser la transversalité des mobilisations féministes: l'espace de la cause des femmes », in Les féministes de la 2ème vague, PUR.
    Résumé : Forgee a partir d'une enquete socio-historique sur les mobilisations pour la parite politique en France, la categorie d'espace de la cause des femmes offre un regard nouveau sur l'architecture des luttes autour de la cause des femmes, particulierement a l'ere contemporaine. Ce cadre analytique permet de restituer la grande pluralite de ces mobilisations, leur dispersion et leur encastrement dans des visions du monde variees et des spheres sociales multiples. L'espace de la cause des femmes s'appuie sur une definition de la contestation feministe qui rompt avec l'opposition traditionnellement tracee (par les actrices de ces mobilisations comme par ses analystes) entre « _place_holder;mouvements _place_holder;» et « _place_holder;institutions _place_holder;» _place_holder;: il inclut des sites de defense de la cause des femmes inscrits dans une pluralite d'univers sociaux, dont des institutions (administrations, partis politiques, universites…). Imbrique dans une variete de champs sociaux plus structures, cet espace est marque par des frontieres fluctuantes et une forte heterogeneite interne. Toutefois, certaines de ses caracteristiques structurelles rendent possibles, dans certaines conjonctures, des mobilisations transversales en son sein - et donc sa « _place_holder;mise en mouvement _place_holder;». Au-dela des mobilisations pour la cause des femmes, la categorie d'espace de la cause des femmes permet de deplacer le regard sur les mouvements sociaux, en soulignant leur potentielle transversalite sectorielle et en pointant les conditions sociales de la suspension - dans certaines configurations contextuelles - des frontieres traditionnellement etablies entre le champ contestataire et d'autres champs sociaux. ER - End of Reference
Article de revue

  • Bereni Laure (2012) « Une nouvelle génération de chercheuses sur le genre. Réflexions à partir d’une expérience située », Contretemps.
    Résumé : Je propose ici de reflechir aux conditions et enjeux de ce qui est couramment qualifie de renouvellement generationnel du champ des etudes sur le genre, en partant de mon propre parcours de chercheuse, celui d'une entree dans le champ au tournant des annees 2000. Meme si ce recit est situe et subjectif - il reflete ma position sexuee, sociale, disciplinaire, politique et geographique -, je me permettrai donc de passer parfois du « _place_holder;je _place_holder;» au « _place_holder;nous _place_holder;», designant ainsi en premier lieu une cohorte de chercheuses (tres majoritairement des femmes) nees vers le milieu des annees 1970, ayant commence leur parcours de recherche en France au tournant de la decennie 2000 en se specialisant sur « _place_holder;les femmes _place_holder;» et « _place_holder;le genre _place_holder;». ER - End of Reference
  • Bereni Laure (2012) « Le Genre », Les Cahiers français, 366, p. 73-76.

  • Bereni Laure (2012) « Les comportements individuels sont-ils naturels ou socialement construits ? L'exemple du genre (entretien) », SESâme - Manuel en ligne de contournement du programme de SES de 1ère.
  • Bereni Laure et Revillard Anne (2012) « Un mouvement social paradigmatique? Ce que le mouvement des femmes fait à la sociologie des mouvements sociaux », Sociétés contemporaines, 85.
    Résumé : Si l’intérêt d’une approche en termes de genre commence à être reconnu par la sociologie des mobilisations collectives en France, les travaux sur les mouvements des femmes restent largement ignorés. Or ces recherches, au-delà de leur intérêt empirique, invitent à repenser les catégories fondamentales d’analyse des mouvements sociaux. Fondé sur une revue non exhaustive de la littérature, au croisement de l’histoire, de la sociologie et de la science politique, cet article montre que l’étude des mouvements des femmes interroge trois frontières souvent excessivement rigidifiées par la sociologie des mobilisations collectives et du militantisme : entre privé et public, entre militantisme et non-militantisme, et entre mouvements et institutions. **A Paradigmatic Social Movement? What Social Movement Theory can Learn from the Study of Women's Movements** While gender perspectives have received growing recognition among social movement studies in France, works on women’s movements have remained marginal. Yet, in addition to their empirical value, these studies have challenged some of the main categories of social movement analysis. Drawing on a non- exhaustive literature review, at the crossroads between history, sociology, and political science, this article argues that the study of women’s movements prompts us to rethink three frontiers that have been excessively rigidified by social movement theory: between the private and the public, between activism and non-activism, and between movements and institutions. ER - End of Reference

  • Bereni Laure et Revillard Anne (2012) « Les femmes contestent. Genre, féminismes et mobilisations collectives », Sociétés contemporaines, 85.
    Résumé : Ce dossier, issu de plusieurs annees de reflexions collectives au sein du seminaire « _place_holder;Genre, feminismes et mobilisations collectives _place_holder;» a Paris depuis 2004, presente quelques apports de l'etude d'une categorie particuliere de mouvements, les mouvements des femmes et feministes, a la sociologie des protestations collectives. Les recherches portant sur ces mouvements, que l'on peut definir comme les mobilisations collectives menees principalement par des femmes, en tant que femmes (mouvements des femmes) et/ou contestant la hierarchie socialement etablie entre les sexes (mouvements feministes), n'offrent pas seulement un apport empirique au champ de la sociologie des mouvements sociaux. L'exploration de ces mobilisations depuis plusieurs decennies, en premier lieu en langue anglaise et dans le monde academique americain, a offert des cles analytiques pour critiquer et enrichir les concepts de la sociologie des mouvements sociaux. Ce dossier s'attache a presenter, dans le contexte français, certains acquis de la recherche anglophone sur les mouvements des femmes et feministes (cf. la revue de la litterature de L. Bereni et A. Revillard, et la traduction d'un texte de la sociologue americaine M. Katzenstein) et presente des travaux recents qui, menes sur des terrains français, croisent les apports de ce riche champ d'analyse anglophone, les perspectives de la sociologie du militantisme developpee en France, et celles des etudes sur le genre (cf. les articles de M. _place_holder;Charpenel, A. Jacquemart et B. Pavard). Cette demarche nous parait d'autant plus importante que, dans le contexte français, les mouvements des femmes et feministes restent empiriquement tres mal connus - ayant ete sous-etudies jusqu'a une periode recente - et que les contributions theoriques de la litterature anglophone sur cet objet sont encore insuffisamment diffusees. ER - End of Reference
  • Bereni Laure et Revillard Anne (2012) « Quand la contestation se déploie dans les institutions », Sociétés contemporaines, 85.
    Résumé : Dans _Faithful and Fearless_ (1998), la sociologue Mary Katzenstein, professeure au département « Government » de l’université de Cornell aux États-Unis, prend pour objet les mobilisations féministes qui se sont déployées, aux État-Unis, au cœur-même de deux institutions particulièrement contraignantes, l’armée et l’Église catholique. Elle montre comment ces luttes ont pu se développer grâce à l’existence d’espaces protégés au sein de ces institutions, que Katzenstein qualifie d’ « habitats institutionnels ». Si ces « habitats » ont permis l’affirmation d’une voix critique au sein de ces institutions, chaque contexte institutionnel n’en a pas moins imposé ses propres contraintes aux mobilisations, contribuant fortement à les façonner tant dans les objectifs poursuivis que dans les modes d’action privilégiés, notamment pour ce qui a trait à leur rapport au droit (militantisme « de groupe d’intérêt », modéré et façonné par le cadre normatif de l’égalité des droits dans l’armée, _vs_ militantisme « discursif » et radical dans l’Église catholique, dans un contexte où le droit et les institutions judiciaires ne représentaient pas un levier efficace en vue des transformations souhaitées). Les deux premiers chapitres de l’ouvrage, dont nous traduisons ici des extraits, remettent en perspective les cas étudiés par Mary Katzenstein (luttes féministes au sein de l’armée et de l’Église catholique) par rapport à un processus plus général de déploiement de la contestation à l’intérieur des institutions au fil du XXe siècle (et plus nettement dans ses trois dernières décennies), phénomène qu’elle illustre à partir d’exemples d’autres mobilisations intra-institutionnelles de la part de minorités ethniques notamment. Cette analyse de la politique contestataire intra-institutionnelle la conduit à proposer deux reformulations conceptuelles pour la sociologie des mouvements sociaux. Il s’agit d’une part de substituer, à la dichotomie entre l’intérieur et l’extérieur des institutions, une analyse en termes de _continuum_ prenant en considération les différentes facettes des liens de dépendance/allégeance (financière, organisationnelle, discursive) des militant-e-s à l’égard des institutions. D’autre part, Mary Katzenstein propose, à rebours des analyses assimilant institutionnalisation et déradicalisation, de désindexer la question du lieu de la contestation (en dedans ou en dehors des institutions) des questions ayant trait aux modes d’action et au contenu des revendications. Les contestations intra-institutionnelles peuvent ainsi être envisagées dans toute leur portée potentiellement subversive. _Faithful and Fearless_ est une contribution théorique majeure aux débats sur la définition même de l’objet « mouvement social », qui ont agité le champ de la sociologie des mouvements sociaux aux États-Unis depuis la seconde moitié des années 1990. Par ses recherches, Mary Katzenstein a en effet ébranlé l’un des piliers de la définition des mouvements sociaux et de la « politique contestataire », à savoir leur position à l’extérieur (et contre) les institutions dominantes – en premier lieu l’État. Laure Bereni et Anne Revillard ER - End of Reference

2011

Article de revue

  • Bereni Laure (2011) « Genre: état des lieux (entretien avec Mathieu Trachman) », La vie des idées.
    Résumé : L'integration des questions d'identite sexuee et d'orientation sexuelle dans les programmes de premiere L et S a souleve l'indignation des associations catholiques, relayees par 80 deputes UMP reclamant qu'on retire la « _place_holder;theorie du genre _place_holder;» des manuels scolaires des classes de premiere. Laure Bereni, sociologue et co-auteure d'une « _place_holder;introduction aux Gender Studies _place_holder;», donne son point de vue sur cette polemique et precise les enjeux et acquis des etudes sur le genre. ER - End of Reference

  • Bereni Laure (2011) « Compte rendu de : Debenest (Pauline), Gay (Vincent), Girard (Gabriel) (dir.), Féminisme au pluriel », Revue française de science politique, 61 (5), p. 946-979.

  • Bereni Laure (2011) « L’action discrète des fémocrates (lecture critique de : Lee Ann Banaszak, The Women’s Movement : Inside and Outside the State, New York, Cambridge UP, 2010) », La vie des idées.
    Résumé : Lee Ann Banaszak porte son regard sur les « féministes de l’intérieur », qui militent pour la cause des femmes à l’intérieur et à l’extérieur de l’État américain. Une enquête qui bouscule les présupposés selon lesquels l’activisme protestataire aurait toujours l’État pour cible. ER - End of Reference

  • Bereni Laure (2011) « Le discours de la diversité en entreprise: genèse et appropriations (entretien avec Patrick Simon) », Sociologies pratiques, 23.
  • Bereni Laure (2011) « Les sciences sociales et les bandites féministes (lecture critique de : Chabaud-Rychter (D.) et al., Sous les sciences sociales : le genre. Relectures critiques, de Max Weber à Bruno Latour, Paris, La Découverte, 2010) », Revue française de science politique, 61 (5).

  • Bereni Laure et Chappe Vincent-Arnaud (2011) « La discrimination, de la qualification juridique à l'outil sociologique », Politix, 94.
    Résumé : **La discrimination, de la qualification juridique a l'outil sociologique ** Cet article propose une reflexion theorique sur les enjeux de l'acclimatation de la notion de discrimination en sociologie, en pretant une attention particuliere aux rapports que cette categorie entretient avec le droit. L'article plaide en faveur d'un usage controle et reflexif de la notion de discrimination, pleinement attentif a ce que l'usage de cette categorie fortement marquee par le droit fait a l'analyse sociologique des rapports de pouvoir et des inegalites sociales. Apres un retour sur le cadre juridique de la discrimination, il presente les appropriations qui ont ete faites de cette notion en sociologie, des deux cotes de l'Atlantique. Ces questionnements theoriques eclairent, ensuite, la presentation des principaux axes problematiques qui traversent la litterature americaine et française en sociologie du droit de la non-discrimination. **Discrimination: From a Legal Qualification To a Sociological Tool ** This article provides a theoretical reflection on the sociological uses of the category of discrimination, paying close attention to its relationship with the law. The article promotes a cautious and reflexive approach to the notion of discrimination, fully weighing the consequences of what a category so heavily marked by law does to the sociological analysis of power relations and social inequality. After examining the legal framework of discrimination, the article presents sociological appropriations of the notion, more specifically in the US and in France. These theoretical reflections, in turn, illuminate the presentation of the sociological literature on anti-discrimination law on both sides of the Atlantic. ER - End of Reference

  • Bereni Laure, Chappe Vincent-Arnaud et Lacalmontie Séverine (2011) « Discriminations et droit », Politix, 94.
    Résumé : En France comme dans de nombreux pays, le terme de discrimination s’est répandu dans l’espace public pour désigner une série d’atteintes illégitimes à l’égalité. Le renforcement du cadre juridique anti-discriminatoire depuis le début des années 2000, la mise en place – certes très limitée – d’un cadre institutionnel visant à rendre ce droit effectif (cf. la création de la Halde en 2005) et la mobilisation croissante d’acteurs divers autour du problème des discriminations attestent la montée en puissance de la catégorie de discrimination. Parallèlement, le terme s’est diffusé dans les sciences sociales, où il s’est trouvé approprié par des juristes, sociologues, politistes, économistes ou psychologues. Si la discrimination est une notion plurielle, construite au croisement des différents espaces où elle est mobilisée, elle reste fortement marquée par ses origines juridiques. Ce dossier propose d’explorer les enjeux des usages de la notion de discrimination en sociologie, en accordant une attention particulière à ses rapports avec le droit. En adoptant comme point de départ une définition _juridique_ de la discrimination, il s’agit de prendre au sérieux, d’un point de vue sociologique, les conséquences de cet ancrage initial. La définition par le droit tient en effet un statut particulier puisqu’en s’appuyant sur l’appareil étatique elle détient un pouvoir performatif particulier. Les articles qui composent ce dossier interrogent, de manière réflexive, les apports d’une articulation entre approches juridiques et sociologiques de la discrimination ; ils abordent en outre la catégorie juridique de la discrimination comme _fait social_ en explorant, dans la perspective d’une sociologie du droit, ses usages concrets par des acteurs sociaux divers (militants, bureaucrates, sociologues, salariés, etc.). Ils posent ainsi la question de l’effectivité de ce droit, comprise comme l’étude de sa « validité concrète », mais aussi comme une interrogation sur la manière dont les acteurs se positionnent face à ce qu’ils considèrent comme un écart entre normes juridiques et normes sociales – et donc sur la façon dont ils se mettent eux- mêmes au service de l’effectivité de la règle de non-discrimination. ER - End of Reference
  • Bereni Laure, Chappe Vincent-Arnaud, Lacalmontie Séverine et Corson Francis (2011) « Victimes dans l’ombre de la loi : une critique du modèle de la protection juridique », Politix, 94.

  • Bereni Laure, Marry Catherine, Pochic Sophie et Revillard Anne (2011) « Le plafond de verre dans les ministères : regards croisés de la sociologie du travail et de la science politique », Politiques et management public, 28 (2), p. 139-156.
    Mots-clés : égalité professionnelle, femmes cadres, genre et organisations, parité, Plafond de verre.

  • Musselin Christine, Bereni Laure, King Desmond S. et Dobbin Frank (2011) « Symposium sur Inventing Equal Opportunity de Frank Dobbin », Sociologie du travail, 53 (2), p. 194-215.

2010

Article de revue

  • Bereni Laure, ss la dir. de (2010) « Compte rendu de : Scott (Joan W.), Théorie critique de l’histoire. Identités, expériences, politiques », Revue française de science politique, 60 (1).

  • Bereni Laure (2010) « Subversion dans l'institution? La parité a dix ans (2000-2010) », Contretemps.
  • Bereni Laure (2010) « Compte rendu de : Catherine Achin et alii, Sexes, genre et politique », Travail, genre et sociétés, 23, p. 230-234.

  • Bereni Laure, Debauche Alice, Latour Emmanuelle et Revillard Anne (2010) « Quand les mouvements féministes font (avec) la loi: les lois du genre (II) », Nouvelles questions féministes, 29 (1).
    Résumé : Après un premier numéro consacré au « Droit à l'épreuve du genre » (NQF, 28(2)/2009), le second volet de ce dossier spécial de /Nouvelles Questions Féministes /consacré aux « Lois du genre » s'intéresse aux rapports entre féminisme et droit. Qu'il s'agisse de l'éviter, de le contourner, ou au contraire de l'investir pour le transformer, le rapport au droit constitue une dimension essentielle des mobilisations féministes. Quelles sont les stratégies déployées par les féministes (mouvements, associations, juristes, avocates expertes, responsables politiques...) en amont et en aval de l'adoption des lois ? Interviennent-elles dans la fabrication des lois, et selon quelles modalités ? Quels sont, ensuite, les effets des « victoires » législatives sur les luttes : démobilisation, ou au contraire nouvelles mobilisations pour favoriser l'application de la loi ? Les féministes investissent-elles l'arène judiciaire, afin de faire appliquer les lois ou de promouvoir une transformation du droit par la jurisprudence ? En analysant diverses mobilisations (autour de la contraception, du code de la famille, du statut des demandeuses d'asile, de l'égalité professionnelle et des violences sexuelles) dans une variété de contextes nationaux (France, Corée, Hongrie, Grande Bretagne) et historiques (des années 1960 à nos jours), les cinq contributions de ce dossier mettent en lumière deux grandes catégories de rapports des mobilisations féministes au droit : dans les cas étudiés, celui-ci est alternativement perçu par les militantes comme une contrainte limitant leurs capacités d'action, ou comme une ressource dont il importe de se saisir pour parvenir à leurs fins. La lecture du dossier suggère que la dynamique d'institutionnalisation de la cause des femmes à l'oeuvre depuis les années 1970 a constitué un cadre propice à l'usage du registre juridique par les mouvements féministes contemporains, en consacrant un droit de plus en plus réceptif au principe d'égalité et en facilitant l'accès des militantes féministes aux arènes juridiques et politiques légitimes. Si ce nouveau contexte institutionnel ne garantit en rien le succès des mobilisations juridiques, il semble avoir favorisé une banalisation de l'arme juridique dans les répertoires d'action des mouvements féministes contemporains. Enfin, ce dossier ébranle la vision dominante des rapports entre mouvements sociaux et droit qui se donne à voir dans la littérature anglo-saxonne: nombre de travaux en langue anglaise ont en effet mis en évidence la centralité de l'arène judiciaire, reflétant sans doute la spécificité de la tradition anglo-saxonne de common law. Les contributions du dossier, centrées sur des systèmes juridiques de droit civil, attirent plutôt l'attention sur l'intense activisme, souvent invisible, qui se joue dans les coulisses des lieux de production de la loi. Sommaire /***Edito***/ Laure Bereni, Alice Debauche, Emmanuelle Latour, Anne Revillard Entre contrainte et ressource: les mouvements féministes face au droit /***Grand Angle***/ Francis Sanseigne Le Planning familial face à la loi (1956-1967): entre arrangements et transformations Vanessa Codaccioni (Dé)Politisation du genre et des questions sexuelles dans un procès politique en contexte colonial: le viol, le procès et l'affaire Djamila Boupacha (1960-1963) Jane Freedman Les mobilisations féministes autour du droit d'asile en France et au Royaume- Uni: des normes internationales au droit national Eun-sil Yim, Florence Galminche, Kyung-mi Kim, Stéphane Thévenet Les mobilisations d'expertes juristes dans la construction d'une cause féministe: l'abolition du _/Hojuje/_ en Corée du Sud Sophie Pochic, Cécile Guillaume La doctrine européenne sur l'égalité des chances, support d'une stratégie détournée de défense des intérêts des femmes? Le cas des syndicats hongrois /***Champ libre***/ Carmen Martinez, Consuelo Paterna et Carmen Yago Le discours des femmes sur la répartition des tâches domestiques et de soins *_/Parcours/_* Emmanuelle Latour "Questions sur le harcèlement sexuel et la réparation". Entretien avec Sylvie Cromer *_/Comptes rendus/_* Joy Charnley Gretchen Schutz: /An Anthology of Nineteenth-Century Women's Poetry from France/ /***Collectifs***/ Emmanuelle Latour L'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) Parce qu'il faut "prendre le droit". Entretien avec Marilyn Baldeck, déléguée générale ER - End of Reference

2009

Chapitre de livre

  • Bereni Laure (2009) « Les mobilisations féministes », in Nouveau manuel de science politique, La Découverte, Paris.
  • Bereni Laure et Revillard Anne (2009) « La dichotomie public-privé à l’épreuve des critiques féministes : de la théorie à l’action publique », in Genre et action publique: La frontière public-privé en questions, L'Harmattan, Paris.
    Résumé : Cet article présente les critiques féministes de la dichotomie public-privé et propose une réflexion sur leurs implications en termes de politiques publiques. On présente, dans un premier temps, les perspectives féministes sur les fondements théoriques et l’histoire de la dichotomie public-privé depuis l’émergence des démocraties modernes. Ces travaux soulignent que le caractère genré de la dichotomie public-privé est à la fois un impensé et un présupposé de l’ordre politique moderne. Dans un second temps, on explore les implications possibles de l’affirmation selon laquelle « le privé est politique » en termes de politiques publiques. En effet, ce slogan recouvre une grande diversité de significations, qui peuvent déboucher sur des préconisations distinctes en termes d’intervention publique. ER - End of Reference
Article de revue
  • Bereni Laure (2009) « Lecture critique de K. Hagemann, S. Michel & G. Budde (eds.), Civil Society and Gender Justice. Historical and Comparative Perspectives », Revue internationale de politique comparée, 16 (3).

  • Bereni Laure (2009) « Quand la mise à l'agenda ravive les mobilisations féministes. L’espace de la cause des femmes et la parité politique (1997-2000) », Revue française de science politique, 59 (2), p. 301-323.
    Résumé : Cet article examine ce que deviennent les mobilisations pour une cause sous l'effet de sa mise en loi, a partir du cas des lois de 1999 et 2000 sur la parite. Loin de provoquer une diminution des luttes, l'inscription de la parite sur l'agenda gouvernemental en 1997 a favorise le passage d'une nebuleuse a une coalition de cause, caracterisee par un degre accru d'alignement des perceptions et de coordination entre des actrices issues de differents univers: militantes associatives, intellectuelles, femmes politiques et femocrates. Cette coalition transversale a influence la maniere dont les lois sur la parite ont ete votees. Plus generalement, ces reconfigurations refletent les caracteristiques structurelles de l'espace de la cause des femmes, dont les mobilisations pour la parite sont l'emanation. "When agenda-setting revives feminist campaigns : The field of women's advocacy and the making of the gender parity reform (1997-2000)" This article examines what happens to a campaign for a cause when it gets turned into law : the making of the 1999 and 2000 gender "parity" laws serves here as a case in point. Far from taking the wind out of their sails, putting parity on the French government's agenda in 1997 transformed a bunch of scattered movements into a women's advocacy coalition marked by a closer alignment of outlooks and a tighter coordination between proponents in diverse social domains : members of women's autonomous organizations, femocrats, women intellectuals and politicians. This heterogeneous coalition would eventually bring its influence to bear on the final terms of the parity laws. More generally, these transformations reflected the structural characteristics of the "field of women's advocacy" that had given rise to the gender parity movement. ER - End of Reference

  • Bereni Laure (2009) « "Faire de la diversité une richesse pour l'entreprise". La transformation d'une contrainte juridique en catégorie managériale », Raisons politiques, 35, p. 87-106.
    Résumé : Depuis la moitié des années 2000, la diffusion du discours de la « diversité » dans les entreprises françaises a principalement reposé sur l’idée qu’elle constitue une « ressource pour entreprendre ». Cet article analyse les logiques sociales et les registres de ce travail de mise en forme rhétorique, par lequel une contrainte juridique – l’antidiscrimination – a été transformée en catégorie managériale. Après un retour sur les origines anglo-saxonnes du «management de la diversité», l’article montre que l’acclimatation française de ce discours a été le produit d’un travail de mobilisation de la part d’un petit groupe d’acteurs dont la position professionnelle les prédispose à promouvoir la justice sociale au prisme du marché. Dans un troisième temps, les principaux registres de la rhétorique de l’intérêt de la diversité sont analysés de manière détaillée. **"‘Making diversity a business asset’. How French corporations transformed anti-discrimination legal constraint into managerial category"** Since the second half of the 2000s, the flourish of “diversity” rhetoric in French corporations has mainly rested on the idea that diversity is good for business. This article examines the social conditions and the features of this discursive shift, by which a legal constraint – antidiscrimination law – was transformed into a managerial category. After a focus on the American roots of “diversity management”, the article demonstrates that the legitimation of this discourse in corporate France has been the result of mobilization efforts of a handful of people whose professional positions predispose them to promote social justice through the market lens. In the third part of the article, the main dimensions of the business case for diversity are presented in details. ER - End of Reference

  • Bereni Laure, Debauche Alice, Lempen Karine, Latour Emmanuelle et Revillard Anne, ss la dir. de (2009) « Le droit à l'épreuve du genre: les lois du genre (1) », Nouvelles questions féministes, 28 (2).
    Résumé : Comment le droit contribue-t-il à reproduire, ou à l’inverse à subvertir les rapports de genre ? Dans quelle mesure des textes de loi apparemment neutres s ’avèrent-ils avoir des effets discriminatoires dans les domaines de l’emploi, de la famille, du droit d’asile ou des violences envers les femmes ? Que sait- on de l’impact des dispositifs juridiques visant l’égalité ? Peuvent-ils avoir des effets pervers ? Comment définir juridiquement le concept d’égalité pour faire du droit un véritable outil de changement social ? Telles sont les principales questions abordées par les contributrices à ce numéro, qui explorent les « lois du genre » non seulement « dans les textes », mais aussi « en action » (jurisprudence, application du droit par des instances administratives) à partir d’une étude minutieuse des dispositifs juridiques. ER - End of Reference

  • Bereni Laure et Jaunait Alexandre (2009) « Usages de la diversité (Editorial) », Raisons politiques, 35, p. 5-10.
    Résumé : Depuis les années 2000 en France, le discours de la diversité semble s’être imposé comme une évidence dans le vocabulaire d’une pluralité d’acteurs sociaux. En effet, comment pourrait-on s’opposer à la diversité ? Le concept paraît s’insérer parfaitement dans le champ lexical du libéralisme, en renvoyant à la pluralité, l’harmonie, l’échange et la tolérance, en même temps qu’il semble s’arrimer à l’évidence de la nature (la « biodiversité »). Cependant, si le vocabulaire de la diversité s’impose, c’est aussi par la « force du flou », du fait de la plasticité d’une notion qu’on érige d’autant plus facilement en référence qu’elle ne renvoie pas à un contenu normatif précis. Plutôt que de chercher à définir substantiellement la diversité, ce dossier propose d’en interroger les usages sociaux en soulignant ses caractéristiques récurrentes et ses contradictions selon les contextes institutionnels et nationaux où elle circule, et en fonction des champs dans lesquels elle est mobilisée. ER - End of Reference

  • Revillard Anne, Lempen Karine, Bereni Laure, Debauche Alice et Latour Emmanuelle (2009) « A la recherche d’une analyse féministe du droit dans les écrits francophones (introduction au n°spécial: "Le droit à l'épreuve du genre: Les lois du genre, I") », Nouvelles questions féministes, 28 (2).

2008

Livre

  • Bereni Laure, Chauvin Sébastien, Jaunait Alexandre et Revillard Anne (2008) Introduction aux gender studies: manuel des études sur le genre, De Boeck, Bruxelles. (Ouvertures politiques).
    Résumé : Pourquoi offre-t-on des poupees aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu'elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Pourquoi est-ce si mal vu pour un homme d'etre effemine ? Le pouvoir est-il intrinsequement masculin ? Il s'agit la de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s'interessent les etudes sur le genre, devenues depuis une trentaine d'annees non seulement un champ de connaissances mais aussi un outil d'analyse incontournables en sciences humaines et sociales. Au-dela de la variete des phenomenes etudies, l'ouvrage souligne plusieurs partis pris essentiels des etudes sur le genre : les differences entre femmes et hommes sont le resultat d'une construction sociale, et non pas le produit d'un determinisme biologique ; l'analyse ne doit pas se limiter a l'etude « d'un » sexe, mais porter sur leurs relations ; le genre est un rapport de domination des hommes sur les femmes, dont les modalites et l'intensite sont sans cesse reconfigurees. Ce manuel propose ainsi un panorama clair et synthetique des notions et references essentielles des etudes sur le genre, en les illustrant par de nombreux exemples concrets. ER - End of Reference
Chapitre de livre

2007

Article de revue

  • Bereni Laure (2007) « French Feminists Renegotiate Republican Universalism: The Gender Parity Campaign », French Politics, 5 (3), p. 191-209.
    Résumé : This article explores the feminist campaign that led to the adoption of the gender parity laws (1999–2000), mandating an affirmative action policy to enhance women's representation in elected assemblies. After reviewing the history of demands for equalizing women's access to electoral office since the emergence of the second wave of feminism in France, shifting from quota to parity, it shows the discursive tactics used by proponents of parity to shape their claim within the terms of the dominant republican universalism, which was a priori hostile to the recognition of gender in political representation. The last section is a discussion of Joan Scott's recent analysis of the ‘refiguration’ of universalism in the discourses of the proponents of parity. The article concludes that these discourses both challenged and reinforced the dominant discourses in which they were embedded, in line with a long history of feminist challenges to the gender hierarchy. ER - End of Reference
  • Bereni Laure (2007) « Du MLF au Mouvement pour la parité. La genèse d'une nouvelle cause dans l'espace de la cause des femmes », Politix, 20 (78), p. 107-132.
    Résumé : **Du MLF au Mouvement pour la parité La genèse d’une nouvelle cause dans l’espace de la cause des femmes.**Cet article prend pour objet la genèse de la revendication de « parité » qui émerge en France au début des années 1990. Il retrace l’histoire des mobilisations pour la cause de la représentation politique des femmes depuis l’émergence du féminisme de la seconde vague (au début des années 1970) en focalisant sur ce qui se joue pendant cette décennie de repli militant que sont les années 1980. Cette investigation permet de distinguer trois séquences : dans un premier temps, celui de l’apogée du « MLF », c’est la posture de rejet de la sphère électorale qui domine l’espace de la cause des femmes ; la cause de la représentation politique des femmes est défendue par des militantes qui se situent à la marge de cet espace (femmes de partis, militantes d’associations féminines traditionnelles) ; la seconde période, de la fin des années 1970 au milieu des années 1980, est marquée par l’acclimatation progressive de cette cause dans des groupes qui se situent à l’intersection du féminisme de la seconde vague et de la sphère électorale-partisane. Enfin, la seconde moitié des années 1980 est caractérisée par le développement d’une expertise féministe sur la représentation politique des femmes, développée à la fois dans plusieurs organisations internationales et, en France, dans le champ des recherches féministes et sur les femmes – alors en voie d’institutionnalisation. C’est au croisement de ces différentes problématisations que s’est forgé ce nouveau « cadre » d’action collective que constitue la parité. **From Women’s Lib to the Parity Movement: Exploring the Genealogy of the Gender Parity Claim in France** This article investigates the genealogy of the gender ‘parity’ claim, which appeared in France at the beginning of the 1990s. It explores the efforts made by women’s groups to increase the presence of women in elected bodies since the emergence of second wave feminism (in the early 1970s), focusing on the 1980s – which was a period of latency for the women’s movement. The article distinguishes three phases: in the first years of the 1970s, the French second wave women’s movement, which emerged as mainly radical, was reluctant to play the game of formal political representation. The issue of the representation of women was only raised by a few, symbolically dominated fractions of the women’s movement (party women and traditional female organizations). From the late 1970s to the mid-1980s, a few women’s groups at the intersection between second wave feminism and electoral politics began to raise the issue of female representation in politics. Finally, the second part of the 1980s witnessed the construction, both in international organizations and in French academic circles, of a new body of feminist expertise on political power. The article concludes that the new collective action frame of “parity” was elaborated at the intersection of these three currents. ER - End of Reference
  • Bereni Laure et Revillard Anne (2007) « Des quotas à la parité : « féminisme d’État » et représentation politique (1974-2007) », Genèses, 67.
    Résumé : Cet article analyse les logiques sociales de la consolidation de la cause de la représentation politique des femmes dans les préoccupations des instances gouvernementales chargées de la défense des intérêts des femmes depuis leur création en 1974, jusqu’à la réforme de 2007 renforçant le degré de contrainte de la loi sur la « parité » du 6 juin 2000. Il montre que l’imbrication entre les pôles institutionnels et militants de l’espace de la cause des femmes est au centre de l’évolution étudiée. ER - End of Reference

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